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Personne n'avait vérifié les antécédents judiciaires de Brisson

Jean-François Brisson... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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Jean-François Brisson

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(SHERBROOKE) Jean-François Brisson, qui serait à l'origine d'une fraude de quelque 70 000 $, n'avait jamais fait l'objet de vérifications de ses antécédents judiciaires, malgré des condamnations pour fraude par chèque, introduction par effraction et conduite avec les facultés affaiblies.

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Nicolas Lemay

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L'individu de 35 ans a été arrêté, puis accusé jeudi dernier de fraude de plus de 5000 $ au palais de justice de Sherbrooke.

Celui qui a occupé les fonctions de trésorier au club nautique de Sherbrooke entre 2011 et 2014 et qui est membre du conseil d'administration de la Chambre de commerce de Sherbrooke avait été condamné à une probation d'une année en février 2008.

La recherche de ses antécédents judiciaires réalisée par La Tribune au palais de justice de Sherbrooke n'avait été faite ni par le club nautique de Sherbrooke ni par la Chambre de commerce de Sherbrooke.

«Nous n'avions effectivement pas fait de recherche concernant ses antécédents judiciaires», confirme le président du club nautique de Sherbrooke Nicolas Lemay en ajoutant du même souffle que la situation sera modifiée dans les plus brefs délais.

«Ceux qui auront accès aux tâches de direction ou qui vont occuper des postes au sein du club vont être vérifiés sur le plan des antécédents judiciaires.»

Processus revus

La directrice générale de la Chambre de commerce de Sherbrooke, Louise Bourgault, confirme que les antécédents judiciaires de Jean-François Brisson sont demeurés inconnus jusqu'à son arrestation.

«Effectivement, nous ne l'avions pas fait. Je peux vous assurer que nos processus seront revus. Nous allons systématiquement demander à ceux qui sollicitent un poste de nous soumettre leurs antécédents judiciaires ou un certificat de bonne conduite. Nous ne faisions pas de vérifications à ce sujet, mais les pratiques vont changer», assure Louise Bourgault.

«Nous allons mettre en place une politique pour qu'il n'y ait plus d'argent comptant en circulation en favorisant le paiement électronique.»


Nicolas Lemay mentionne que cette affaire de fraude de l'ancien trésorier de l'organisme a incité le club nautique à revoir ses pratiques reliées aux finances.

«Nous allons mettre en place une politique pour qu'il n'y ait plus d'argent comptant en circulation en favorisant le paiement électronique par carte de crédit ou carte de débit. Nous ne saurons d'ailleurs jamais combien d'argent nous avons perdu notamment en location d'embarcations ou de salles», mentionne M. Lemay.

Faux chèque

Jean-François Brisson a reconnu avoir fait un faux chèque d'environ 500 $ à l'entreprise Scierie Tech de Lac-Drolet en imitant une signature en 2006.

«C'était un petit gars du coin en qui nous avions confiance. C'était notre commis aux ressources humaines. On s'est senti trahi dans cette affaire. Nous avons essayé de ne pas trop lui taper dessus en réglant le dossier. Nous avons mis fin à son lien d'emploi après cette affaire de fraude. Nous avons suivi de très près les accusations qui ont été portées contre lui la semaine dernière. Ce n'est pas une surprise», explique la directrice générale de la Scierie Tech de Lac-Drolet, Gisèle Campagna qui ne souhaite pas commenter davantage le dossier de fraude dont l'entreprise a été victime par Jean-François Brisson, mais dont les faits dépasseraient les simples accusations autorisées devant le tribunal.

En 2007, Brisson s'est introduit par effraction dans une résidence de la rue Boucher à Nantes. À cet endroit, il avait volé de l'argent et du vin pour une valeur d'environ 200 $.

Jean-François Brisson possède aussi un antécédent judiciaire de conduite avec les facultés affaiblies pour laquelle il s'était vu interdire de conduire pour une période d'une année en plus de se voir imposer une amende.

Pour l'affaire de fraude envers le club nautique de Sherbrooke et son ancien employeur Gestion Cogir, il sera de retour devant le tribunal le 15 janvier 2016.

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