Elle esquive le stratagème d'un vendeur itinérant

Une résidante du secteur Saint-Élie a su esquiver le stratagème d'un des... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) Une résidante du secteur Saint-Élie a su esquiver le stratagème d'un des vendeurs itinérants qui vont de porte en porte sans permis dans la région sherbrookoise pour vendre des systèmes de chauffage.

Annie Charest a reçu la visite d'un représentant jeudi soir, mais a refusé de signer le contrat d'achat sur-le-champ, comme il le proposait.

«Cette compagnie est entrée en contact avec nous par un appel téléphonique. Ils nous posaient quelques questions à savoir si nous étions ouverts à l'idée d'économiser sur les coûts de chauffage et si la qualité de l'air dans notre maison nous tenait à coeur», raconte Mme Charest, voulant réagir à l'article paru vendredi dans La Tribune à ce sujet.

«Nous avions déjà pensé installer une thermopompe dans la maison, et je croyais que cette compagnie venait à domicile pour nous expliquer à quoi nous avions droit en terme de crédits d'impôt, si on décidait effectivement d'en installer une. Nous avons donc convenu d'un rendez-vous en soirée cette semaine.»

Une fois rendu dans la maison, le vendeur a pris le contrôle de la discussion, ajoute-t-elle. Rappelons que les autorités mettent en garde la population contre des vendeurs itinérants qui ont décidé de jeter leur dévolu sur la région pour vendre de porte en porte sans permis des systèmes de chauffage.

«Nous avons réalisé assez rapidement qu'il n'était pas question d'un crédit d'impôt quelconque et que ce représentant était plutôt chez nous pour nous vendre un récupérateur thermique, qui était supposément révolutionnaire!» s'insurge-t-elle.

Le représentant a fait le tour de la maison et est allé inspecter l'entrée électrique. Il a ensuite analysé la facture d'électricité du foyer familial, ajoute Mme Charest.» Il nous a expliqué que nous pourrions chauffer, climatiser, purifier l'air et contrôler l'humidité pour bien moins cher sur notre facture actuelle d'Hydro», dit-elle.

«Il a fait une série de calculs en tenant compte de notre coût de chauffage actuel et de l'économie que nous ferions avec le récupérateur thermique. Au bout du compte, nous aurions payé la moitié moins cher mensuellement sur notre facture d'électricité avec son appareil. Il était donc logique de prendre ce surplus et de payer la fameuse machine, mensuellement, pendant dix ans!»

C'est à ce moment que le vendeur met plus de pression en disant que l'entreprise qu'il représente en était rendue à son dernier secteur de la ville de Sherbrooke et que les chances d'obtenir une subvention diminuent rapidement. «Il nous dit même que le but de son rendez-vous est de vérifier notre éligibilité et qu'il n'était pas certain que nous pourrions bénéficier de la subvention en question. C'est en fait un rabais de 3500 $ sur l'appareil. Mais attention, la machine du bonheur coûte 20 000 $! En plus l'installation semblait douteuse», ajoute-t-elle.

«Je suis heureuse de constater que j'ai bien fait de suivre mon instinct en refusant de signer un contrat avec lui. Il était pourtant très sympathique et convainquant, mais nous sommes des consommateurs avertis.»

Annie Charest termine en mentionnant qu'elle a voulu témoigner pour inciter les gens à la vigilance. «Je pense à des personnes âgées ou des personnes seules qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts. Je me dis qu'il y a certainement des gens qui se font prendre, puisque ça avait l'air tellement logique son affaire...»

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