Un père abuseur assigné à résidence

Un individu qui a été condamné à quatre ans et demi de prison à Sherbrooke en... (123RF)

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(SHERBROOKE) Un individu qui a été condamné à quatre ans et demi de prison à Sherbrooke en 2011 devra continuer de purger sa peine dans une résidence approuvée par les autorités carcérales dans le cadre de sa libération d'office.

En juillet 2011, l'homme, dont le nom ne peut être dévoilé pour protéger l'identité de la victime, avait reconnu diverses accusations pour des gestes commis sur sa fille dont l'agression sexuelle, les contacts sexuels, l'agression sexuelle sur sa fille avec une tierce personne, en l'occurrence sa conjointe, qui a déjà écopé de deux ans de prison, ainsi que de l'accès à la pornographie juvénile et un vieux dossier de vol.

« Les principaux facteurs en lien avec votre comportement criminel sont des distorsions cognitives importantes, la mauvaise gestion des émotions, la fréquentation de pairs déviants, le manque de considération d'autrui, la gratification immédiate et des carences affectives », explique la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) dans sa décision.

La Commisison note que le délinquant a continué à cheminer au cours des derniers mois après avoir complété un programme en délinquance sexuelle et participé à un suivi psychologique. Il a aussi rencontré un homme avec qui il maintient une relation amoureuse. Cette personne est considérée comme une ressource positive par la CLCC.

« Au terme de son analyse, la Commission est d'avis qu'actuellement, la surveillance est toujours laborieuse. Bien que votre bonne foi ne soit pas mise en doute ni les efforts que vous faites, il n'en demeure pas moins que vous affichez des résistances (...) La Commission ne doit pas perdre de vue l'ampleur et la gravité de votre criminalité. Elle est d'avis que les changements survenus depuis l'imposition de la condition d'assignation à résidence ne lui peuvent lui permettre de conclure que celle-ci n'est plus nécessaire à la gestion du risque que vous présentez », explique la CLCC qui considère que sans l'assignation à domicile, l'individu représenterait un risque inacceptable pour la société.

Il doit aussi continuer à respecter une série de conditions dont celles de ne pas contacter son ex-conjointe, de ne pas accéder à Internet, de ne pas consommer de pornographie et d'éviter les endroits où pourraient se trouver des enfants de moins de 18 ans.

La peine de l'individu de 29 ans prend fin le 17 janvier 2016.

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