L'usage du téléphone au volant demeure un fléau en région

L'Estrie n'échappe pas à la tendance provinciale concernant l'utilisation du... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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(SHERBROOKE) L'Estrie n'échappe pas à la tendance provinciale concernant l'utilisation du cellulaire au volant avec les infractions qui continuent de se multiplier tous les jours.

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«La situation concernant l'utilisation du cellulaire au volant demeure difficile. Le message passe difficilement auprès des automobilistes», soutient le directeur du Service de police de Sherbrooke, Robert Pedneault.

Jusqu'à maintenant en 2015, le Service de police de Sherbrooke a remis 1054 constats d'infraction pour l'utilisation du cellulaire au volant.

«L'infraction ne fait pas de distinction entre l'utilisation du cellulaire ou le texto au volant», précise le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

Le nombre de constats émis par l'utilisation du cellulaire au volant est variable d'une année à l'autre passant de 1939 constats en 2012, à 1312 en 2013 et 1529 en 2014 sur le territoire de Sherbrooke.

«C'est un véritable changement de culture qui doit s'opérer à ce sujet. Nous espérons que les campagnes de sensibilisation et les opérations périodiques vont contribuer à réduire l'utilisation du cellulaire au volant», estime le directeur du SPS.

«Les automobilistes semblent avoir de la difficulté à se séparer de leur appareil électronique au volant.»


Sur le territoire desservi par la Sûreté du Québec en Estrie, le nombre de constats émis est aussi variable d'une année à l'autre. En 2012, 421 constats ont été émis, alors que 344 automobilistes ont été interceptés pour cette infraction en 2013 et 410 en 2014.

Selon les données de la SAAQ, les Estriens ont été interceptés à 1899 reprises au Québec en utilisant leur cellulaire en 2013 comparativement à 2424 fois en 2012, 1749 fois en 2011, 1225 en 2010 et 1229 en 2009.

«Les automobilistes semblent avoir de la difficulté à se séparer de leur appareil électronique au volant. Des patrouilleurs nous rapportent certaines situations où les automobilistes demandent même au policier d'attendre que leur appel soit fini lorsqu'ils sont interceptés pour l'utilisation de leur cellulaire au volant», assure le porte-parole du SPS.

La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) tient sa campagne de prévention relative à l'utilisation du texto au volant jusqu'au 18 octobre prochain : «S.V.P. empêchez-vous. Au volant, on ne texte pas».

«Nous misons sur une approche-choc qui continue de surprendre. Cette fois, ce sont les conséquences du geste de texter au volant qui sont ciblées. Les sondages post-campagne nous ont révélé que les automobilistes savent que c'est interdit et dangereux, mais qu'ils ne sont pas capables de s'en empêcher», explique la porte-parole de la SAAQ, Audrey Chaput.

Depuis l'entrée en vigueur de la loi prohibant l'utilisation du cellulaire au volant, le nombre de constats émis est passé de 48 839 en 2009 à 64 898 en 2013 au Québec.

«À ce chapitre, il faut prendre en considéraion que le nombre d'automobilistes a continué de croître et que le nombre d'utilisateurs de téléphone intelligent a augmenté de façon très importante», précise Audrey Chaput de la SAAQ.

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