Lutte au crime organisé: le bureau de l'Estrie unifié à celui des autres régions

Le bureau de lutte au crime organisé en Estrie (BLACO) sera unifié à celui des... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Le bureau de lutte au crime organisé en Estrie (BLACO) sera unifié à celui des autres régions dans un bureau centralisé à Montréal.

Le directeur des poursuites criminelles et pénales a choisi d'unifier les bureaux du BLACO, le bureau de lutte aux produits de la criminalité (BLPC) ainsi que le bureau de lutte à la corruption et à la malversation (BLCM).

Cette décision du directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) fait donc en sorte que les procureurs aux poursuites criminelles et pénales du BLACO dans les régions devraient être réaffectés au sein des différentes équipes au cours des prochains mois.

«La décision de la directrice concernant l'unification des ressources vise à faciliter les échanges d'expertise et des connaissances de façon à optimiser l'efficacité du travail», explique le porte-parole du DPCP, Me Jean-Pascal Boucher.

«Nous allons analyser la portée de ces décisions de gestion afin qu'elles n'aient pas d'impact négatif pour nos procureurs.»


Au cours des dernières années en Estrie, les procureures du BLACO Me Stéphanie Landry et Me Karine Guay avaient porté divers dossiers d'envergure dont entre autres les projets «Récif», «Momie» ou tout récemment le projet «kayak».

Lundi dernier, le membre en règle des Hells Angels de Sherbrooke Vincent Boulanger a été condamné à 45 mois de prison après avoir plaidé coupable à un complot pour trafic de cocaïne pour son implication dans le réseau criminel démantelé lors de l'opération «kayak».

L'objectif du nouveau bureau unifié sera de traiter les dossiers touchant la très grande criminalité organisée. Les dossiers touchant la criminalité de moins grande envergure seront traités au sein des bureaux régionaux du DPCP.

La présidente de l'Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénale Me Esthel Gravel explique que la situation doit être analysée à la suite de restructuration administrative au DPCP.

«Nous allons analyser la portée de ces décisions de gestion afin qu'elles n'aient pas d'impact négatif pour nos procureurs. Dans le même sens nous allons aussi nous assurer que ces décisions n'auront pas d'impact négatif sur le service à la population. Notre analyse sera basée sur ces deux critères principaux. Pour l'instant, il est trop tôt pour mesurer l'impact de ces décisions», soutient Me Gravel.

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