Tragédie de Lac-Mégantic: le procès criminel pas avant le printemps ou l'automne 2016

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Tragédie à Lac-Mégantic

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Tragédie à Lac-Mégantic

Un convoi ferroviaire transportant du pétrole brut a explosé à Lac-Mégantic, le 6 juillet, faisant plusieurs morts et rasant la quasi-totalité du centre-ville historique de cette municipalité. »

(Lac-Mégantic) Le procès criminel en lien avec la tragédie de Lac-Mégantic ne se déroulera vraisemblablement pas avant la fin du printemps ou même l'automne 2016.

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Tom Walsh

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La cause pour négligence criminelle ayant causé la mort de 47 personnes le 6 juillet 2013 a été reportée mardi au prochain terme des assises criminelles au palais de justice de Lac-Mégantic.

«Nous disons depuis plusieurs mois que nous sommes prêts à fixer une date de procès dans ce dossier», soutient la procureure aux poursuites criminelles, Me Véronique Beauchamp.

Une accusation directe a été signifiée le printemps dernier à l'ingénieur de la locomotive Tom Harding, au contrôleur ferroviaire Richard Labrie, au directeur administratif Jean Demaître de même qu'à la Montreal, Maine & Atlantic (MMA) faisant en sorte de rendre impossible la tenue d'une enquête préliminaire.

L'avocat de Tom Harding, Me Thomas Walsh estime que le procès ne pourra vraisemblablement pas se dérouler avant la fin du printemps ou le début de l'automne 2016.

«Malheureusement, le procès ne pourra pas se dérouler de façon pratique avant ce moment. Notre voeu demeure que le procès se déroule le plus rapidement possible pour faire face à la preuve de la couronne et dissiper tout le doute qui puisse exister dans le rôle de mon client. C'est certain que ce sera un procès devant jury», assure Me Walsh.

Ce dernier va insister pour que le procès se déroule à Lac-Mégantic.

«C'est ici où a eu lieu la tragédie. Les citoyens de Lac-Mégantic sont les mieux placés pour décider de l'innocence ou de la culpabilité des gens qui sont accusés. Nous voulons un jury juste qui va être intéressé à trouver la clé. Nous voulons que les membres du jury soient habités par un esprit de justice», mentionne Me Walsh.

Au cours des prochaines semaines, l'un des accusés Jean Demaître devra se dénicher un nouvel avocat.

Celui qui le défendait depuis le début des procédures en 2014, Me Gaétan Bourassa, a demandé au juge de se retirer du dossier étant donné que son client n'était pas admissible à l'aide juridique.

«Une autre étape existe dans la loi de l'aide juridique, soit celle devant le comité administratif de la commission des services juridiques qui demeure disponible pour M. Demaître. Tout dépendra de la longueur du dossier, de la complexité du dossier, des revenus financiers, des implications qui peuvent agir sur sa vie et sa famille proche. Tout sera analysé. Ce procès aura une durée assez prolongée. Nous ne sommes pas à la porte, dans une région plus éloignée. L'accessibilité aux avocats est plus limitée, ça complexifie le travail de M. Demaître à se trouver un avocat à des coûts raisonnables», explique Me Bourassa qui gardera possession de la preuve avant de la transmettre au nouvel avocat.

Le juge François Tôth de la Cour supérieure a accepté la requête et reporté le dossier de M. Demaître, mais aussi celui des autres accusés Thomas Harding, Richard Labrie et de leur ancien employeur la MMA au 1er décembre prochain.

Le procureur aux poursuites criminelles au dossier Me Sacha Blais demandera au juge coordonnateur de la Cour supérieure une conférence de gestion concernant le procès devant jury à venir afin d'accélérer le processus.

La poursuite a aussi avisé les avocats de la défense que la carcasse de la locomotive de tête du train qui a déraillé lors de la nuit d'horreur à Lac-Mégantic sera libérée le 29 septembre. Cet élément de preuve était gardé dans un entrepôt du Maine depuis les événements. Les pièces ont cependant été saisies et demeureront disponibles pour le procès.

«Si la défense voulait examiner cette pièce, elle devra prendre des mesures pour le faire», mentionne Me Beauchamp.

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