Évelyne Monast reconnue non criminellement responsable pour troubles mentaux

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Évelyne Monast

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(SHERBROOKE) Évelyne Monast a été reconnue non criminellement responsable pour troubles mentaux des vols qualifiés perpétrés dans l'ouest de Sherbrooke au début de l'été.

Après un séjour en détention en 2011, Évelyne Monast est réapparue dans le système judiciaire en juillet pour deux vols qualifiés survenus dans l'ouest de Sherbrooke.

Lundi devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, son avocat Me Patrick Fréchette a reconnu que sa cliente a tenté de voler un sac à main à une première victime avant de réussir le vol sur une deuxième femme qu'elle a attaqué.

Se basant sur le rapport d'expertise de la psychiatre judiciaire Dre Karine Forget, le juge Chapdelaine a déclaré la femme de 29 ans non criminellement responsable des gestes posés en vertu de l'article 16 du code criminel.

«Son état mental était sévèrement perturbé en raison de sa schizophrénie non traitée. Les gestes n'ont pas été commis lors d'une période d'intoxication», explique la psychiatre dans son rapport d'évaluation de responsabilité criminelle.

Le juge Chapdelaine a ordonné la détention d'Évelyne Monast au département de psychiatrie du CHUS jusqu'à son audition devant le tribunal administratif du Québec (TAQ).

La procureure aux poursuites criminelles, Me Nathalie Robidoux ne s'est pas objectée à la recommandation de la Dre Forget.

Médication

Évelyne Monast avait cessé de prendre sa médication depuis plusieurs mois lorsqu'elle a posé les gestes: «Elle présentait une désorganisation avec agressivité, des hallucinations auditives, de la méfiance et un sentiment de persécution. Son contact avec la réalité était alors perturbé et ses gestes ont été influencés par ses perceptions délirantes. Évelyne Monast n'était pas capable de distinguer le bien du mal et de faire un choix rationnel en raison de sa maladie mentale décompensée», explique le Dr Forget dans son rapport psychiatrique.

Lors des gestes reprochés, Évelyne Monast a tenté de voler un premier sac à main à une femme croisée sur la rue McManamy. La femme de 29 ans a croisé une deuxième dame à l'angle des rues Craig et McManamy. Elle a réussi à voler le sac à main à cette deuxième personne en la frappant au visage. Le sac à main volé a été retrouvé dans le logement d'Évelyne Monast.

En mai 2011, Évelyne Monast avait attaqué avec une brique un père de famille qui circulait sur la rue Papineau avec son fils dans une poussette. L'accusée, qui avait plaidé coupable à l'accusation de voies de fait armées et causant des lésions, affirmait qu'elle n'avait jamais eu l'intention d'enlever l'enfant, malgré le fait qu'elle ait pris la poussette après l'attaque. Elle était sous l'effet du speed depuis plusieurs jours lorsque les événements se sont déroulés.

Elle a finalement été reconnue coupable aussi de l'enlèvement et condamnée à 15 mois de prison.

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