Sudation mortelle : Gabrielle Fréchette largue son avocat

Gabrielle Fréchette... (La Tribune, Yanick Poisson)

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Gabrielle Fréchette

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Moins de 24 heures avant que l'on débatte de sa sentence pour négligence criminelle ayant causé la mort de Chantal Lavigne, Gabrielle Fréchette a fait savoir à son avocat, Me Denis Lavigne, qu'elle ne requérait plus ses services. La quinquagénaire l'a avisé qu'elle s'en remettrait maintenant au criminaliste montréalais Me Richard Dubé.

La nouvelle a surpris un peu tout le monde, vendredi matin au palais de justice de Drummondville. D'autant plus qu'on avait réservé une salle d'audience pour la journée et que la cause met à contribution quatre avocats, quelques enquêteurs et une poignée de témoins, en plus de la juge de la Cour du Québec Hélène Fabi.

Gabrielle Fréchette a indiqué au tribunal ne pas sentir que Me Lavigne faisait tout en son pouvoir pour qu'elle obtienne la peine la moins sévère possible en lien avec ses agissements. Elle lui a reproché d'être désorganisé.

«J'ai reçu des documents, dont le rapport présentenciel, et j'avais beaucoup de questions. Je lui ai demandé ce qui pouvait être fait avec ça et sa réponse ne m'a pas satisfaite. Je m'attends à obtenir une défense. Je suis prête à témoigner et j'ai des gens à faire témoigner, mais il ne savait rien. Nous n'étions pas préparés. J'ai quitté notre rencontre sans confiance, ni espoir», a-t-elle dit.

La dame, qui se faisait aussi appeler Melkisedek, a immédiatement communiqué avec d'autres avocats et a obtenu une oreille attentive de Me Richard Dubé. Ce dernier a consenti à faire entendre quatre témoins. Il aura toutefois besoin de temps pour préparer sa présentation. C'est pourquoi la procédure a été remise aux 2 et 3 décembre.

Me Lavigne affirme avoir été surpris par les informations incluses dans le rapport présentenciel de Mme Fréchette. Sans en dévoiler la nature, il est d'avis qu'elles pourraient compliquer la tâche d'un avocat voulant minimiser l'implication de la dame. Quoi qu'il en soit, il juge que la peine qu'il comptait plaider était tout à fait réaliste et l'accusée ne s'était d'ailleurs pas plaint de cette proposition.

Rappelons que Fréchette et ses complices Ginette Duclos et Gérald Fontaine ont été retrouvés coupables de négligence criminelle causant la mort de Chantal Lavigne et des lésions à Julie Théberge lors d'une expérience de sudation qui a mal tourné. Les événements sont survenus en juillet 2011, à la ferme Reine de la paix de Durham-Sud.

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