Trois cégépiens plaident coupables au vol et à l'agression d'un chauffeur de taxi

Les événements remontent à juillet 2014. Un premier... (René Marquis)

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Les événements remontent à juillet 2014. Un premier individu s'était sauvé, la jeune femme du groupe avait été rattrapée par le chauffeur alors que le troisième suspect avait rué de coups celui-ci.

René Marquis

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(SHERBROOKE) Trois jeunes cégépiens ont plaidé coupable hier à Sherbrooke d'avoir volé leur course en taxi avant de s'en prendre physiquement au chauffeur.

Le chauffeur de taxi avait subi une commotion cérébrale lors des événements qui remontent à juillet 2014. Un premier individu s'était sauvé, la jeune femme du groupe avait été rattrapée par le chauffeur alors que le troisième suspect avait rué de coups celui-ci.

La jeune femme de 20 ans a reconnu des accusations réduites de voies de fait simple et d'obtention frauduleuse d'un transport terrestre, l'individu de 20 ans a reconnu l'obtention frauduleuse de la course en taxi, alors que le dernier étudiant de 21 ans a plaidé coupable à l'obtention frauduleuse de la course en taxi ainsi qu'à une accusation de voies de fait causant des lésions.

Les observations sur la peine dans le dossier de ce dernier se dérouleront le 15 septembre devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

Les deux autres jeunes adultes, moins impliqués dans la trame factuelle, ont demandé la clémence du tribunal.

Le chauffeur de Taxis Sherbrooke avait embarqué ses clients au centre-ville et les amenait à la place François-Baillargé, dans l'ouest de Sherbrooke, dans un quartier résidentiel près de l'intersection du boulevard de l'Université et de l'autoroute 410 le 27 juillet 2014.

Pendant la course, les trois cégépiens se sont échangés des messages texte afin de ne pas payer le chauffeur rendu à destination. Ils ont pris la fuite à la course, mais la jeune femme a été rattrapée par le chauffeur.

L'un de ses deux amis, l'homme de 21 ans, est venu à sa rescousse et a rué de coups le chauffeur de taxi.

L'alcool en jeu

Sans plaider que c'est une excuse, l'avocat de la défense Me Benoit Gagnon de l'aide juridique a rappelé que l'alcool était en jeu dans la trame factuelle de l'événement. Il a prouvé qu'une absolution inconditionnelle serait la peine appropriée dans ce dossier. Ses clients, deux étudiants dont l'intérêt véritable est de ne pas avoir de casier judiciaire, ont versé 500 $ pour la jeune femme et 300 $ pour le jeune homme, en dédommagement à la victime.

« Je suis désolée du tort que j'ai commis. S'il y avait une façon de m'excuser au chauffeur de taxi, j'aimerais le faire », a demandé au tribunal la jeune femme de 20 ans qui a essuyé ses larmes à la sortie du tribunal.

La procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté a mentionné au tribunal que la victime dans cette affaire était un immigrant qui avait déjà été emprisonné injustement dans son pays d'origine. Pour lui, il était inconcevable que les trois jeunes se retrouvent en prison, alors il a acquiescé à cette suggestion commune.

« Le tribunal sent les remords et les regrets de l'accusée. Cependant, ça n'enlève rien à la gravité des gestes envers le chauffeur de taxi. C'est une profession difficile où ils gagnent difficilement leur paie. Sans banaliser les gestes, cette suggestion ne va pas à l'encontre de l'intérêt de la société. Depuis l'adoption de la Charte du droit des victimes, leur point de vue demeure important à considérer. Je vous rappelle que c'est une chance que le tribunal vous donne », a mentionné la juge Desgens à l'accusée avant de lui accorder une absolution inconditionnelle.

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