Un Sherbrookois sauve des vies bénévolement au Costa Rica

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Gabrièle Roy
La Tribune

(SHERBROOKE) Certains vont faire du bénévolat à l'étranger pour enseigner, d'autres pour construire un hôpital. Tristan Martineau, lui, y va pour sauver des vies en plein océan.

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Le 28 juin dernier, le Sherbrookois originaire de Coaticook s'est envolé pour le Costa Rica, où il a passé la majorité de l'été en tant que sauveteur océanique bénévole à La Playa Joca.

C'est un coup de tête qui a été bénéfique pour l'équipe de sauveteurs déjà en place, mais également pour son expérience personnelle. « J'ai fait neuf sauvetages, dont sept en une seule journée, raconte le jeune homme de 23 ans qui sera encore de passage au Costa Rica jusqu'à la fin de la semaine. C'est un contexte très différent des sauvetages dans une piscine qui prennent habituellement autour de 15 secondes. En océan, un sauvetage peut prendre jusqu'à 15 minutes si on doit se battre contre les vagues. »

Il explique que les plus courants sont liés au manque d'expérience de certains touristes qui s'aventurent parfois un peu trop loin, sans savoir ce qui les attend. « Il y a également les vagues de fond auxquelles les touristes ne sont pas très habituées », ajoute-t-il.

« L'océan change toujours, c'est nous qui devons nous adapter. Parfois, en début de journée, les vagues sont d'une hauteur d'un mètre, mais en fin de journée, elles peuvent atteindre quatre mètres. C'est à ce moment-là qu'il faut réfléchir un peu plus avant de s'aventurer. »

«Être sauveteur ce n'est pas pour l'argent, c'est pour le sentiment d'avoir sauvé une vie.»


Il dit également que l'expérience que son été de bénévolat lui a permis d'acquérir en valait bien le coup. « Les gens sont encore très en panique lorsque nous les sortons de l'eau, dit-il. Être sauveteur ce n'est pas pour l'argent, c'est pour le sentiment d'avoir sauvé une vie. C'est le feeling que nous ressentons lorsque nous voyons la personne se relever du sol et reprendre ses esprits. Les gens sont vraiment reconnaissants », commente le diplômé en biochimie de la santé de l'Université de Sherbrooke.

« Être ici nous fait vraiment prendre conscience que nous sommes chanceux au Canada, car nous avons les moyens et les ressources d'assurer en tout temps la baignade de nos citoyens. Ici, ils font du mieux qu'ils peuvent avec le peu qu'ils ont », dit-il.

Tristan Martineau n'est toutefois pas seul à s'être lancé dans une telle aventure. La Sherbrookoise Émilie Pellerin est aussi du voyage. De plus, à leur arrivée au Costa Rica, ils ont rencontré trois autres Canadiens qui faisaient le même genre de périple qu'eux. Pendant trois semaines, les Canadiens ont assuré la sécurité sur la plage d'environ cinq kilomètres où près de 1000 personnes vont se baigner, chaque jour.

En seulement un mois, ce sont plus de 40 vies qui ont été sauvées par les Canadiens qui font équipe avec les sauveteurs de la place.

Il y a un an et demi, Tristan Martineau se lançait en affaires. Passionné du sauvetage, il met en marche l'entreprise Sauvetage Perfo-Max qui est devenue le partenaire de Surf Rescue pour la gestion des sauveteurs nationaux de plage, au Québec. Elle a pour mission de promouvoir le sauvetage sportif en Estrie et de venir en aide aux diverses formations piscines dans les régions.

En décembre prochain, Surfer Rescue retourne à La Playa Jaco pour former des sauveteurs océaniques.

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