«Je croyais que j'allais mourir»

Sonia Audet est encore sous le choc. En observant l'un des corps être extirpé... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

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(DRUMMONDVILLE) Sonia Audet est encore sous le choc. En observant l'un des corps être extirpé des décombres, elle ne peut s'empêcher d'imaginer que le cadavre sous les draps aurait bien pu être le sien.

«Je criais au secours, au secours, sur le bord de la fenêtre», confie-t-elle avec encore une peine à respirer persistante, même des heures après avoir été prise en charge à l'hôpital.

Mme Audet n'habitait pas le logement situé au troisième étage de l'immeuble qui a été ravagé par le feu dans la nuit de mercredi à jeudi à Drummondville. Elle s'y était rendue pour passer la soirée avec son ami avant que les deux ne s'assoupissent. Lorsque l'alarme s'est fait entendre, Mme Audet n'a jamais imaginé que le feu ravageait le bâtiment.

«Je me suis rendormie même, concède-t-elle. Quand ça sonne, tu ne penses jamais que c'est sérieux.»

Lorsqu'elle a finalement constaté l'ampleur du brasier, elle a averti son ami et les deux ont tenté de fuir le logement par l'intérieur.

«On a essayé de s'enfuir par le corridor sous une couverte, explique-t-elle, mais il n'y avait rien à faire alors je suis retournée au bord de la fenêtre.»

La pensée de sauter pour sauver sa peau lui a traversé l'esprit, et ce, malgré la hauteur considérable du troisième étage.

«Une chance que des gens étaient en bas pour me rassurer parce que je sautais, je ne voyais pas d'autres choix», raconte-t-elle.

Les pompiers ont finalement réussi à secourir Mme Audet et son ami, avant de les transporter rapidement à l'hôpital par ambulance.

Inquiétude palpable

Beaucoup d'inquiétude rongeait les sinistrés et les voisins rencontrés en cours de journée. Très tôt, ceux-ci avançaient déjà que certains avaient péri dans l'incendie. «J'ai vu quelqu'un en feu, je ne sais pas c'est qui, mais je sais qu'il est mort», soulignait Isabelle Sawyer, l'une des rescapées de l'incendie.

Richard Daudelin rapportait pour sa part qu'il s'attendait à ce que plusieurs personnes soient retrouvées dans les décombres.

«On se connaissait pas mal tous dans le logement, a-t-il mentionné. C'est tragique, mais on va passer à travers.»

Plusieurs locataires vivent de l'aide sociale et ne disposaient d'aucune assurance, selon Mme Sawyer. Celle-ci n'a d'ailleurs réussi à emporter que son petit chien Luna avec elle. «Tout ce qu'il me reste, c'est mon chien, mon pyjama et une couverture de la Croix-Rouge. On repart à zéro», a-t-elle laissé tomber.

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