«Ça courait partout avec des échelles»

Des pompiers qui s'activent, des gyrophares hurlant dans la nuit, des gens qui... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

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(DRUMMONDVILLE) Des pompiers qui s'activent, des gyrophares hurlant dans la nuit, des gens qui crient à l'aide et des flammes qui rasent un édifice. La scène qui se déroulait sous les yeux de nombreux témoins horrifiés avait de quoi bouleverser les esprits, dans la nuit de mercredi à jeudi à Drummondville.

«Les gens ne pouvaient tout simplement plus reculer. Ils étaient sur leur galerie et criaient», raconte Ginette Lahaie, une locataire de l'immeuble à logements voisin. Plusieurs d'entre eux ont assisté, impuissants, à l'incendie qui s'intensifiait de seconde en seconde dans la nuit.

De l'aide

Certains se sont approchés de l'incendie pour porter secours aux locataires en détresse. L'un d'eux avait apporté des matelas pour amortir la chute des locataires qui fuyaient les flammes, un autre calmait les locataires paniqués à leur fenêtre.

«C'était naturel», dira l'un d'eux.

L'un des voisins, Mathieu Roberge, s'est précipité à l'intérieur de l'édifice en feu dès qu'il a aperçu les premières flammes pour se rendre au premier étage et avertir son amie Isabelle Sawyer du danger.

«Elle était en train de se faire un panier de linge, je lui ai dit : «lâche tout ça Isabelle on s'en va», explique-t-il. Quand on est sorti, c'était l'anarchie, ça courait partout avec des échelles.»

«En sortant, c'est là que j'ai réalisé l'ampleur des flammes. Quand les pompiers sont arrivés, il n'y avait plus rien à faire, c'était de sauver des vies, tout simplement», ajoute Mme Sawyer.

Si les gens au premier étage ont pu sortir avant que le brasier ne gagne en intensité, ceux au deuxième et troisième étage ont dû recourir à tous les moyens possibles pour s'échapper. Richard Daudelin a fracassé la vitre de son logement du deuxième étage pour sauter en bas, avant que sa conjointe ne fasse de même.

«J'ai regardé dehors et j'ai vu le feu qui montait d'environ quatre pieds par la fenêtre du voisin, j'ai compris que je devais trouver une porte de sortie, explique M. Daudelin. Je me demande encore comment j'ai fait pour sortir de là.»

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