Séquestration à Drummond : 17 mois pour un des agresseurs

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Le juge de la Cour du Québec Gilles Lafrenière a infligé une peine d'emprisonnement de 17 mois à Mikaël St-Arnaud pour sa participation à la séquestration de Magalie St-Jacques survenue en mars à Drummondville.

Selon la procureure de la Couronne Me Marie-Ève Patry, St-Arnaud est celui des six coaccusés qui a eu le moins grand rôle à jouer au cours de ces trois jours où la jeune victime a carrément vécu l'horreur.

«Ce n'était pas son idée, il n'a pas frappé la victime et n'a pas fourni les armes, mais il était présent tout au long de la séquestration, il ne s'est pas désisté, il a participé à l'aventure commune, raconte Me Patry. Il lui a bandé les yeux au moment de se rendre chez Dave Riopel (un des coaccusés) et lui a attaché les mains et les pieds pour la mettre dans le coffre de la voiture qui devait l'envoyer à Montréal.»

Le rapport présentenciel révèle que St-Arnaud, qui a plaidé coupable à la première occasion et a collaboré à l'enquête, possède un casier judiciaire bien garni qui comprend notamment des introductions par effraction. Il a également une importante problématique de consommation.

Afin de tenter de corriger cette situation, le juge a assorti à la peine d'emprisonnement une probation de deux ans, au cours de laquelle il devra suivre les thérapies appropriées. Il ne pourra se trouver en présence de la victime.

Rappelons que Magalie St-Jacques a été enlevée à son domicile de Drummondville le 3 mars. Elle a été battue et humiliée pendant 48 heures avant d'être abandonnée à Montréal. Quatre de ses six présumés agresseurs ont admis leur culpabilité.

Les accusés se sont présentés au domicile de la victime croyant qu'elle les avait dénoncés relativement à une altercation qui avait eu lieu plus tôt dans l'appartement d'en face. Ils ont fait irruption dans son logement et l'ont forcée à exécuter diverses tâches, dont des travaux ménagers, afin de l'humilier.

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