Joël Poliquin : le juge coupe la poire en deux

Joël Poliquin... (La Tribune, Yanick Poisson)

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Joël Poliquin

La Tribune, Yanick Poisson

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(VICTORIAVILLE) Le juge de la Cour du Québec, Jacques Trudel, a condamné l'ancien enseignant Joël Poliquin à une peine d'emprisonnement de dix mois à être purgée dans la collectivité pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure alors qu'il se trouvait en position d'autorité.

Le magistrat coupe ainsi la poire en deux. Lors des représentations sur sentence, la Couronne avait demandé à ce que le contrevenant soit envoyé en prison pour neuf mois, alors que l'avocat de la défense Me Guy Boisvert suggérait plutôt une absolution conditionnelle.

La peine d'emprisonnement à domicile est assortie de 120 heures de travaux communautaires, ainsi que d'une période de probation de 18 mois au cours de laquelle il devra maintenir une bonne conduite et suivre les thérapies qui pourraient lui être suggérées par les agents de probation.

L'ancien prof de musique sera ainsi confiné à sa résidence 24 heures par jour au cours des cinq premiers mois. Il devra respecter un couvre-feu strict au cours de la deuxième moitié de sa peine. Il devra éviter de se trouver en présence de mineurs au cours de cette période.

 

Une victime consentante

Il a fallu attendre 12 ans entre les faits reprochés à Poliquin et sa mise en accusation. La victime, dont on ne peut dévoiler l'identité, n'avait pas l'intention de porter plainte initialement. C'est lorsqu'elle a lu que l'ancien enseignant niait avoir couché avec ses élèves qu'elle a décidé de se manifester.

Poliquin a effectivement été accusé une première fois relativement à une autre présumée victime. Il devait finalement être acquitté. La deuxième plaignante a indiqué ne pas être une victime, elle affirme avoir passé du bon temps avec son enseignant alors qu'elle fréquentait la polyvalente Monique-Proulx, au cours de l'année scolaire 1997-98. Elle était alors en concentration musique, en cinquième secondaire. Incidemment, elle ne garde pas de séquelle de cette relation illicite.

Il est ressorti de la preuve présentée devant le Tribunal que Joël Poliquin a eu de nombreuses relations sexuelles avec sa victime, qui était alors âgée de 17 ans. Les contacts ont eu lieu sur une longue période de temps. Il semble que l'enseignant n'ait présenté que très peu de remords relativement à cette affaire.

Poliquin était directeur adjoint à la polyvalente La Samare de Plessisville lorsqu'il a été arrêté, il a été suspendu, puis congédié depuis. Après avoir subi deux procès pour contacts sexuels, il devra maintenant faire face à la justice pour une affaire de harcèlement criminel et de supposition de personne.

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