Une employée de Cascades Inopak gravement blessée

Médecins et pompiers ont dû intervenir afin de... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

Agrandir

Médecins et pompiers ont dû intervenir afin de tirer une travailleuse de Cascades Inopak d'un bien mauvais pas.

Photo collaboration spéciale Éric Beaupré

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Une employée de l'usine Cascades Inopak de Drummondville a été gravement blessée, tard mardi soir, lorsque son bras s'est coincé dans l'engrenage d'un granulateur qu'elle t'entait de désobstruer.

Afin de la tirer du pétrin, les ambulanciers ont dû faire appel aux pompiers du Service de sécurité incendie de Drummondville qui sont intervenus à l'aide de pinces de désincarcération. Ils ont également fait déplacer médecins et spécialistes afin de mener la délicate opération visant à dégager la dame de l'imposante machine industrielle. Pour les besoins de la cause, l'usine a été transformée en une véritable salle d'opération.

Une fois sur place, les médecins ont dû procéder à l'anesthésie de la travailleuse, ainsi qu'à l'utilisation d'intraveineuses. Puisqu'elle a perdu beaucoup de sang, on a dû lui en administrer. La patiente a également été placée sous oxygène.

Les spécialistes ont mis près d'une heure pour retirer le membre de l'engrenage. Elle a ensuite été transférée, sous escorte du personnel médical et de la Sûreté du Québec, vers le département de traumatologie de l'hôpital Sainte-Croix où l'attendaient une équipe de chirurgiens et de médecins spécialistes.

La CSST a dépêché un enquêteur sur les lieux afin d'inspecter la pièce de machinerie et de faire la lumière sur les circonstances entourant l'accident. Selon les données recueillies, la Commission ira de ses recommandations et pourrait émettre des constats d'infraction. Personne n'aurait vu ce qui s'est réellement produit. La victime sera interrogée lorsque son état de santé le permettra.

Au moment d'écrire ces lignes, on en savait encore bien peu sur les causes de l'accident, le vice-président aux communications et affaires publiques de Cascades, Hugo D'Amours a indiqué que l'entreprise prenait la chose très au sérieux et qu'elle avait une pensée pour la travailleuse et sa famille, qui vivent des moments difficiles.

Cascades a l'intention de collaborer étroitement avec la CSST afin de définir les circonstances de l'accident et d'apporter les mesures correctives, s'il y a lieu. « Les travailleurs constituent le principal atout de Cascades et nous portons une attention particulière à leur sécurité. Nous investissons chaque année d'importantes sommes d'argent afin de sécuriser nos appareils et de former nos employés. Malheureusement, on n'est jamais à l'abri d'un accident », a-t-il dit.

Malgré la gravité de la situation, on ne craignait pas pour la vie de l'employée au moment de son transport au centre hospitalier. La victime risque toutefois l'amputation de sa main droite.

La CSST a posé des scellés sur les deux thermoformeuses de l'usine, lesquels demeureront en place jusqu'à ce que l'entreprise ait posé les gestes nécessaires pour empêcher l'accès aux zones dangereuses. 78 travailleurs ont été coincés ou écrasés par des pièces de machinerie au cours de la dernière année, uniquement dans la grande région Mauricie-Centre-du-Québec.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer