Richard Pinard condamné à 60 mois d'incarcération

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« Cette peine tient compte de l'importance des infractions préméditées, du degré de responsabilité, ainsi que de l'ensemble des facteurs aggravants qui surpassent nettement l'ensemble des facteurs atténuants », dit la juge Fabi.

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Gabrièle Roy
La Tribune

(SHERBROOKE) Reconnu coupable d'agression sexuelle et d'enlèvement sur une serveuse d'un bar de l'Ouest de Sherbrooke, Richard Pinard est condamné à une peine d'incarcération globale de 60 mois.

Hier, au palais de justice de Sherbrooke, la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec a tranché du côté de la couronne sur le verdict de culpabilité qui avait été porté en appel. Pinard devra donc passer encore 31 mois à l'ombre, puisqu'il est incarcéré depuis son arrestation en novembre 2013.

« Cette peine tient compte de l'importance des infractions préméditées, du degré de responsabilité, ainsi que de l'ensemble des facteurs aggravants qui surpassent nettement l'ensemble des facteurs atténuants », dit la juge Fabi.

Lorsque la juge rappelait les faits qui ont amené à son arrestation, Pinard roulait ses yeux tout en faisant des signes de tête.

Pinard a simulé un bris à son véhicule pour attirer la victime dans son véhicule. Il s'est arrêté sur la rue Champlain, s'est détaché et a sauté sur la victime. Luttant pour se dégager, la victime s'est retrouvée entre les deux sièges à l'avant de la Dodge Caravan de Richard Pinard. C'est là qu'il lui a touché les seins, le ventre et les parties génitales. Elle a réussi à prendre son cellulaire et à faire le 9-1-1 sans le mettre sur son oreille.

Richard Pinard est retourné sur le siège du conducteur et a démarré vers un autre endroit en alléguant que la jeune femme avait trop crié. La victime a sauté par la porte du véhicule en marche pour se défaire de l'emprise de son agresseur, pour aller chercher de l'aide et pour alerter les policiers.

« L'accusé a usé de manipulation et de ruse pour commettre ses crimes et une fois les gestes posés, il a abandonné la victime en pleine nuit durant l'hiver alors que celle-ci s'est projetée hors de son véhicule. Il n'est jamais retourné sur les lieux pour s'enquérir de son état », dit la juge Fabi. « La victime a subi des séquelles psychologiques et physiques sérieuses. »

Antécédents judiciaires

Au moment de l'accusation portée à la suite des évènements de novembre 2013, Pinard était en probation.

Il possède des antécédents de violence, soit de voies de fait en 2013 et de voies de fait causant des lésions en 1997. La juge Fabi a également rendu sa sentence, hier, au sujet du chef d'accusation pour bris de probation. Il n'avait pas complété ses heures de travaux communautaires qui lui avaient été infligées à la suite de sa culpabilité pour voies de fait en 2013. Il a été reconnu coupable, ajoutant 15 jours de détention à sa peine gobale de 60 mois.

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