Une autre enquête du coroner sur le décès d'Angèle Langlois

Geneviève Guilbault... (Archives La Presse)

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Geneviève Guilbault

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(SHERBROOKE) Le Bureau du coroner en chef ordonne une enquête publique concernant le décès d'Angèle Langlois, survenu en novembre 2014 et faisant suite à un traitement du naturopathe sherbrookois Arnaud De Sorgher.

L'enquête a été demandée «compte tenu du fait que certains faits sont contestés et que le recours à l'audition de témoins s'avère nécessaire pour éclaircir les circonstances du décès», confirme Geneviève Guilbault, responsable des communications et des relations avec les médias au Bureau du coroner du Québec.

«Nous ferons connaître les dates et le lieu dès qu'ils seront fixés.»

Le tout découle d'un rapport du coroner Gilles Sainton qui a établi un lien entre la manipulation exercée sur la cliente d'Arnaud De Sorgher et la cause de son décès.

Angèle Langlois est décédée le 19 novembre 2014. La Sherbrookoise de 61 ans avait consulté le naturopathe en raison de douleurs cervicales et dorsales.

Ce printemps, le Collège des médecins du Québec, l'Ordre des chiropraticiens du Québec et l'Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec ont obtenu conjointement d'une injonction interlocutoire en ce sens de la par de la Cour supérieure.

Le naturopathe De Sorgher doit cesser d'exercer toute activité professionnelle réservée aux membres des professionnels de la santé.

Dans sa décision, le juge François Tôth interdit au défendeur de poser des gestes réservés aux membres de ces trois ordres professionnels.

Rappelons que le 19 mars dernier, Arnaud De Sorgher a été accusé de pratique illégale d'une activité professionnelle réservée aux membres d'une profession. Pour les trois ordres professionnels concernés dans ce dossier, il était important d'agir promptement dans le but de protéger le public.

Dans un rare geste concerté, les ordres des physiothérapeutes et des chiropraticiens du Québec et le Collège des médecins du Québec ont demandé promptement, le 24 mars dernier, une injonction afin d'interdire au naturopathe Arnaud De Sorgher de pratiquer.

Dans sa décision, le juge Tôth exige que le naturopathe Arnaud De Sorgher affiche son ordonnance sur la porte de con cabinet situé au 980 du chemin Gendron à Sherbrooke.

Révision judiciaire

Par ailleurs, le juge Tôth rejette la requête en révision judiciaire du rapport du coroner Sainton. Ce dernier estimait que la demande du naturopathe était irrecevable.

Le juge considère qu'il est opportun d'attendre les conclusions de l'enquête publique du Bureau du coroner. Il avance que cette démarche permettra au demandeur de faire valoir son point de vue lors de la démarche.

«La publication éventuelle d'un deuxième rapport du coroner sur les causes et circonstances du décès de Madame (Angèle Langlois) pourrait faire en sorte que la requête du demandeur devienne sans objet et théorique», écrit-il dans son jugement prononcé récemment.

«Il y a donc lieu à une ordonnance de suspension de l'instance.»

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