Le policier Éric Lebel réintégré dans des tâches administratives

Éric Lebel... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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Éric Lebel

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(SHERBROOKE) Le policier Éric Lebel du Service de police de Sherbrooke sera réintégré dans des tâches administratives en attendant que son appel sur le verdict de culpabilité pour délit de fuite et conduite avec les capacités affaiblies soit tranché.

Les élus municipaux ont entériné à la séance de lundi dernier la réintégration du policier trouvé coupables en Cour supérieure le 23 juin dernier.

Le policier Lebel a déposé un avis d'appel devant la Cour supérieure le 30 juin dernier.

«Les élus ont entériné la disposition de la convention collective. La clause de protection a été tranchée par un arbitre le 25 mai dernier. Cette clause prévoit qu'un policier reconnu coupable d'une accusation sommaire doit réintégrer à des tâches administratives ou suspendues à plein salaire tant que tous les recours judiciaires n'ont pas été épuisés», explique le président de l'Association des policiers et policières de Sherbrooke, Robin Côté.

L'avocat d'Éric Lebel, Me Alexandre Tardif s'est rendu devant le tribunal lundi, pour demander à la Cour supérieure de suspendre la peine qui interdisait à Éric Lebel de conduire pour une année. Son permis de conduite lui a été rendu le temps que la Cour supérieure entende les arguments des deux parties au dossier.

Éric Lebel a été reconnu coupable par le juge Serge Champoux de la Cour du Québec de conduite avec les facultés affaiblies et de délit de fuite à la suite d'un accident avec une niveleuse de la Ville de Sherbrooke le 14 mars 2014. Il avait été sur le champ à 1750 $ d'amende, avait vu son permis de conduire suspendu pour une année, mais se retrouve surtout avec une condamnation criminelle ce qui mettait sa carrière en péril.

Dans sa décision, le juge Serge Champoux de la Cour supérieure avait conclu avoir été convaincu hors de tout doute raisonnable de la version des événements présentée par les employés des travaux publics de la Ville de Sherbrooke qui ont été témoins de la scène d'accident dans la nuit du 14 mars 2014 sur la rue Galt Ouest à l'intersection de la rue Letendre.

Le juge Champoux a rejeté la version présentée en défense par l'accusé, qui était en civil lors des événements, selon laquelle l'un des témoins dans cette affaire, l'employé municipal Christian Dion, aurait inventé cette affaire pour «se venger» des policiers parce qu'il ignorait si l'homme impliqué dans l'accident était véritablement un policier.

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