Un concierge sauvagement battu en défendant un de ses chambreurs

Le concierge d'une maison de chambres du centre-ville de Sherbrooke a appris à... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Le concierge d'une maison de chambres du centre-ville de Sherbrooke a appris à la dure comment peut être violent le monde relié au trafic de la drogue.

L'homme qui désire n'être identifié que par son prénom, Patrick, s'est interposé entre l'un de ses chambreurs et un groupe de jeunes gens venus lui réclamer l'argent d'une dette de drogue, récemment.

Son geste lui a valu des blessures et une visite à l'hôpital. « Ils étaient trois à la porte. Ils n'ont pas fait de cachette; ils venaient collecter l'argent d'une vente de méthamphétamine à un de mes chambreurs. Je ne les ai pas laissés montrer », raconte-t-il à La Tribune.

« Ç'a commencé à se bousculer. Quelques claques sur la gueule et ils sont repartis. Ils ont dit qu'ils reviendraient. Souvent, ça ne revient pas. »

Malheureusement, ils sont revenus sur place. Ils étaient quatre cette fois. Armés d'un bâton de baseball et d'une brique. Les coups ont plu. « J'y ai gouté! » lance Patrick à l'autre bout du fil. « J'ai eu sept points de suture et j'ai presque la clavicule cassée. »

« On voit ça dans les journaux ou à la télé, mais là c'était pour vrai. C'est ça le monde de la drogue. J'ai déjà eu des chambreurs difficiles, mais c'était la première fois que ça arrivait. »

Au Service de police de Sherbrooke, on confirme qu'un groupe de quatre personnes ont été arrêtées le 24 juin dernier pour une altercation armée. Le plus jeune du groupe, le suspect principal dans cette affaire, est âgé de 17 ans, mentionne Samuel Ducharme, porte-parole de la police.

Le jeune homme a été envoyé au centre Val-du-Lac. Il est accusé devant la Chambre de la jeunesse. Les trois autres sont majeurs et doivent faire face à des accusations de complicité.

Patrick entend procéder différemment la prochaine fois qu'un groupe peu recommandable se présentera à lui. « Je vais faire ça autrement », commente-t-il.

« Je vais m'arranger pour que ça se passe dehors. Et puis je vais appeler la police avant qu'ils reviennent. »

Le concierge souhaite que les agresseurs reçoivent une peine exemplaire. « Il faut qu'ils s'en souviennent pour ne pas qu'ils recommencent », dit-il.

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