Le procès «kayak» encore reporté

L'audition des témoins au procès « kayak » est encore retardée. (Archives, La Tribune)

Agrandir

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) L'audition des témoins au procès « kayak » est encore retardée.

Prévue pour le 24 août, l'audition de la preuve dans ce procès, où le membre en règle des Hells Angels Vincent Boulanger est accusé, ne commencera vraisemblablement pas avant la fin de 2015.

Vincent Boulanger, Guy Boucher, Éric Letarte, Serge Pinard, Rock Proulx, Stéphane Rouleau et Dany Ward sont accusés de divers chefs d'accusation en lien avec le trafic de stupéfiants.

Letarte est d'ailleurs recherché sur mandat depuis 4 juin dernier. L'individu est tenu de se présenter devant le tribunal pour les procédures, mais n'a pas été revu depuis cette date.

Cinq accusés sont détenus pour la durée des procédures dans cette affaire. La juge Julie Beauchesne de la Cour du Québec s'est assurée qu'ils comprenaient que les requêtes allaient retarder leur procès.

L'opération Kayak s'est déroulée le 12 juin 2013 à plusieurs lieux de perquisition en Estrie, dont Sherbrooke, Saint-Denis-de-Brompton, Windsor, Dudswell, Stukely-Sud, Sainte-Christine et dans le Canton de Cleveland.

Le procès d'une durée de huit semaines devait se dérouler au début de 2015, mais des requêtes ont fait en sorte d'en retarder le début. Ce sont de nouvelles requêtes annoncées par Me Christian Gauthier, l'avocat de Boulanger, qui vont encore une fois reporter l'audition des premiers témoins. Celles-ci doivent être déposées le 24 août, et devraient vraisemblablement être entendues à compter du 8 septembre.

La plus longue requête annoncée risque d'être celle en abus des procédures.

Me Gauthier entend démontrer que la supervision et le contrôle de l'agent civil d'infiltration (ACI), qui sera appelé à témoigner en poursuite, n'étaient pas satisfaisants.

« Je veux démontrer que ce manque de contrôle et de supervision a entraîné une situation extraordinaire où un conflit est né entre les trafiquants à Sherbrooke. En mettant sur le marché de la drogue plus pure et moins chère, il a réussi à bousculer les choses. L'État est chanceux de ne pas s'être retrouvée avec un cadavre sur les bras ou que personne n'ait été blessé », a soulevé Me Gauthier en annonçant la requête en abus des procédures à la juge Beauchesne.

La poursuite entend contester ces prétentions de la défense dans le cadre de l'audition de la requête.

L'avocat chargé de la défense de Vincent Boulanger entend soulever aussi l'inconstitutionnalité de certains articles de la loi sur les drogues, la validité de certaines attestations, contester les chefs d'accusation de complot et demander la divulgation de certaines preuves dans ces requêtes annoncées.

La juge Beauchesne a d'ailleurs accordé la divulgation de certaines preuves réclamées par la défense dans une décision rendue hier. Plusieurs centaines d'extraits de l'écoute électronique de l'opération s'échelonnant du 7 août 2012 au 12 juin 2013 doivent être dévoilées. La défense a aussi obtenu les enregistrements des caméras de surveillance du logement de l'ACI.

Plus de 235 policiers de la Sûreté du Québec, du Service de police de Sherbrooke, de la Régie de police de Memphrémagog, de la Gendarmerie royale du Canada ainsi que des corps de police de Granby et Bromont avaient participé à cette frappe policière.

Me Stéphanie Landry et Me Karine Guay du bureau de lutte au crime organisé (BLACO) représentent le ministère public dans cette affaire.

En plus de Me Christian Gauthier, Me Jean-Marc Bénard, Me Jocelyn Grenon, Me Édith Lafontaine, Me Jacques Lafontaine, Me Jean-Pierre Sharpe, Me Réal Charbonneau et Me Thomas Walsh défendent les accusés.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer