Dossier d'Éric Lebel: des procédures disciplinaires contre les policiers impliqués?

Éric Lebel... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

Agrandir

Éric Lebel

Imacom, Jocelyn Riendeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) La décision du juge Serge Champoux dans le dossier d'Éric Lebel pourrait inciter le Service de police de Sherbrooke à analyser la possibilité d'entreprendre des procédures disciplinaires avec les policiers qui sont intervenus dans la nuit du 14 mars 2014.

Daniel Breton... (Imacom, Jocelyn Riendeau) - image 1.0

Agrandir

Daniel Breton

Imacom, Jocelyn Riendeau

«J'ai été présent tout au long du procès. Effectivement, j'ai remarqué certaines choses questionnables de la part de nos policiers comme le juge l'a noté dans sa décision. Encore là, le responsable de la discipline et le comité de direction vont devoir analyser tous les détails du rapport de la Sûreté du Québec», explique l'inspecteur aux enquêtes du SPS, Daniel Breton.

Ce dernier convient que plusieurs points soulevés par le juge méritent un questionnement.

«Nous sommes très proactifs en matière de formation à Sherbrooke, mais en ce qui a trait à la discipline et déontologie, il faudrait l'être plus dans ce domaine-là. Cependant, lors de leurs stages de perfectionnement à Nicolet, nos policiers sont formés en ce sens», indique Daniel Breton.

Dans sa décision, le juge Champoux se questionne sur la façon dont a été menée l'enquête dans le dossier du sergent Éric Lebel sur les lieux de l'infraction.

«L'adjectif le plus poli m'étant venu à l'esprit pour décrire cette preuve est difficile», indique le juge Champoux.

«Tôt le matin, la direction du service de police n'aurait jamais été avisée de l'interception d'Éric Lebel.»


Il se questionne aussi sur la transparence que les témoins policiers ont évoquée lors du procès de leur confrère.

«Transparence pour le service de police? Au contraire, la preuve est claire que l'on aurait fermé le dossier et n'eût été de l'appel des médias reçu, tôt le matin, la direction du service de police n'aurait jamais été avisée de l'interception d'Éric Lebel», souligne le juge Serge Champoux faisant référence au fait que le témoin Christian Dion, de la Ville de Sherbrooke, a raconté sa version des faits au matin du 14 mars 2014 sur les ondes du 107,7 Estrie.

Le magistrat se demande pourquoi les policiers appelés sur place n'ont pris aucune déclaration des employés de la Ville de Sherbrooke et qu'aucune question n'est posée relativement au changement de position des véhicules depuis l'accident.

«C'est cette même enquête qui est en cause par laquelle on demande les circonstances de l'accident qu'à l'accusé Lebel, on ne lui demande pas d'où il vient, ce qu'il a consommé, l'heure de sa dernière consommation, où l'on ne vérifie et ne connaît pas véritablement les dommages causés par le véhicule. C'est la Sûreté du Québec qui récupère les pièces des employés de la voirie», signale le juge Champoux.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer