Vols de Stéphanie Beaudoin: des victimes encore sous le choc

Au moins trois des 39 familles victimes de Stéphanie Beaudoin ont affirmé avoir... (Archives La Tribune)

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Au moins trois des 39 familles victimes de Stéphanie Beaudoin ont affirmé avoir conservé des séquelles psychologiques du passage de la criminelle dans leur demeure l'été dernier. Angoisse, insécurité et insomnie font désormais partie de la réalité de ces cambriolés dont on ne peut divulguer l'identité par ordre du Tribunal.

« Mes enfants ont perdu l'appétit au cours des journées qui ont suivi le vol. Ils sursautaient dès qu'ils entendaient des bruits. Ils me demandent constamment si les portes sont barrées et si le système de sécurité est activé, et ce, même lorsque nous sommes à la maison. Nous sommes emprisonnés chez nous », relate une des victimes dans un document transmis à la Cour.

Une autre famille a affirmé avoir été soulagée de plus de 7000 $ par la jeune femme et ses complices d'âge mineur. Cet argent était le résultat de trois années d'économie et devait servir à financer un voyage familial à Walt Disney. Les assureurs ont refusé de l'indemniser.

Lorsqu'interrogée par le juge Bruno Langelier au sujet de ces larcins, Beaudoin a bel et bien confirmé avoir commis des vols, mais a minimisé l'ampleur des sommes dérobées, ainsi que le profit qu'elle en a tiré.

« Jamais nous n'avons volé une telle somme d'argent, a-t-elle lancé. Plusieurs des réclamations des victimes sont de deux ou trois fois supérieures à ce qui a été volé. Je le sais, j'étais là ».

 

Influencée?

La « voleuse la plus sexy » affirme avoir été entraînée dans cette aventure criminelle par l'un de ses présumés complices, âgé de 17 ans au moment des faits. Puisqu'il venait de perdre son permis de conduire, un ami lui a demandé de faire office de chauffeur. Elle a accepté et s'est également laissé convaincre d'entrer dans les demeures.

Basant son argumentaire sur le nombre important de vols commis au cours de sa razzia de 45 jours, ainsi que sur la gravité objective que représente la violation de domicile, le procureur de la Couronne Me Anthony Cotnoir a demandé à ce que l'on inflige à la jolie voleuse une peine d'emprisonnement de 18 mois, assortie de deux ans de probation, ainsi que d'un suivi psychologique.

En ce qui le concerne, bien qu'elle n'ait pas été l'instigatrice, elle était tenue de refuser l'offre de son complice. Le fait qu'elle semble minimiser les gestes posés est considéré comme aggravant et rend le risque de récidive d'autant plus présent.

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