Voyeurisme et leurre d'enfants: Corriveau remis en liberté

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Éric Corriveau

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(SHERBROOKE) Accusé de crimes à caractère sexuel, Éric Corriveau de Sherbrooke a été remis en liberté, vendredi avant-midi, sous de sévères conditions. L'individu de 46 ans qui est accusé de divers chefs d'accusation de possession, distribution et production de pornographie juvénile, extorsion, voyeurisme et leurre d'enfants.

Même si une nouvelle accusation de voyeurisme a été déposée, la procureure aux poursuites criminelles Me Émilie-Baril-Côté et l'avocat de la défense Me Jean Leblanc se sont entendus sur des conditions de remise en liberté.

Devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, Corriveau s'est engagé pour un montant de 500 $ à ne pas posséder d'appareil pouvant prendre des photos ou des films.

Il ne pourra entrer en contact avec les victimes et ne pas occuper d'emploi où il pourrait se trouver en présence de personne de moins de 16 ans.

Éric Corriveau devra rencontrer son médecin, prendre la médication prescrite et poursuivre sa thérapie au CIVAS-Estrie.

Il lui sera aussi interdit d'accéder à Internet, annuler son abonnement et ne pourra posséder ou accéder à un ordinateur.

Certaines accusations dont le leurre et celles en lien avec la pornographie juvénile comportent des peines minimales de détention allant jusqu'à une année de prison ferme.

Corriveau a été arrêté, mardi, par l'équipe d'enquêtes sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la SQ.

Selon la SQ, Corriveau aurait filmé et diffusé des images de plusieurs femmes impliquant de la nudité ou impliquant de la sexualité à leur insu. Il aurait aussi produit et distribué des images de pornographie de mineurs.

La perquisition réalisée au domicile de Corriveau en 2013 a permis de saisir du matériel informatique et multimédia pour analyse.

Les policiers ont analysé plus d'un million de fichiers de pornographie saisis chez Corriveau au cours des trois dernières années avant de porter des accusations.

Les fichiers problématiques s'échelonnent d'avril 1998 à janvier 2013 soit une période d'environ quinze ans. Certains des fichiers saisis sont tout à fait légaux, mais plusieurs autres comporteraient des images de pornographie juvénile ou obtenue sans le consentement des femmes impliquées dans des ébats sexuels avec Corriveau notamment.

Ce dernier aurait publié ces images sans le consentement des victimes alléguées.

Il aurait aussi infiltré l'ordinateur d'autres personnes dont des mineurs afin d'obtenir des images compromettantes. Éric Corriveau aurait utilisé ces images pour en obtenir davantage des victimes alléguées.

Selon le mandat de perquisition émis en 2013, Corriveau aurait filmé des ébats sexuels consentant avec une mineure, mais à l'insu de cette dernière.

Quelques années plus tard, la plaignante a reçu une information selon laquelle elle se trouvait sur des sites pornographiques. C'est après avoir pris connaissance de ces images que la plaignante a porté plainte à la police.

Le dossier de Corriveau sera de retour devant le tribunal le 29 juillet prochain.

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