Pornographie juvénile: Corriveau reste derrière les barreaux

Détenu à la suite de son arrestation survenue mardi à Sherbrooke pour une... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Détenu à la suite de son arrestation survenue mardi à Sherbrooke pour une affaire de crimes à caractère sexuel, Éric Corriveau devra patienter derrière les barreaux au moins jusqu'à la fin de la semaine.

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Éric Corriveau

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L'individu de 46 ans a comparu sur divers chefs d'accusation de possession, distribution et production de pornographie juvénile, extorsion, voyeurisme et leurre d'enfants devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

Certaines accusations dont le leurre et celles en lien avec la pornographie juvénile comportent des peines minimales de détention allant jusqu'à une année de prison ferme.

La procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté pourrait déposer d'autres accusations d'ici le retour de Corriveau devant le tribunal le 19 juin prochain.

Son avocat Me Jean Leblanc pourrait alors fixer le moment de l'enquête sur remise en liberté.

Corriveau a été arrêté, mardi, par l'équipe d'enquêtes sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la SQ.

Selon la SQ, Corriveau aurait filmé et diffusé des images de plusieurs femmes impliquant de la nudité ou impliquant de la sexualité à leur insu. Il aurait aussi produit et distribué des images de pornographie de mineurs.

La perquisition réalisée au domicile de Corriveau en 2012 a permis de saisir du matériel informatique et multimédia pour analyse.

Les policiers ont analysé plus d'un million de fichiers de pornographie saisis chez Corriveau au cours des trois dernières années avant de porter des accusations.

Les fichiers problématiques s'échelonnent d'avril 1998 à janvier 2013 soit une période d'environ quinze ans. Certains des fichiers saisis sont tout à fait légaux, mais plusieurs autres comporteraient des images de pornographie juvénile ou obtenue sans le consentement des femmes impliquées dans des ébats sexuels avec Corriveau notamment.

Ce dernier aurait publié ces images sans le consentement des victimes alléguées.

Il aurait aussi infiltré l'ordinateur d'autres personnes dont des mineurs afin d'obtenir des images compromettantes. Éric Corriveau aurait utilisé ces images pour en obtenir davantage des victimes alléguées.

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