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98 nouveaux chefs pour l'ancien enseignant Fortier

Quatre-vingt-dix-huit nouveaux chefs d'accusation de gestes à caractère sexuel... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Quatre-vingt-dix-huit nouveaux chefs d'accusation de gestes à caractère sexuel vraisemblablement commis à l'endroit de 31 nouvelles victimes alléguées s'ajoutent au dossier déjà imposant de l'ancien enseignant d'éducation physique au primaire de Sherbrooke Simon Fortier.

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Simon Fortier

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Déjà coupable de production de pornographie juvénile et de leurre d'enfants pour six victimes mineures, Fortier était en attente de sa peine, mais surtout de nouvelles accusations.

La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre a déposé, lundi aux greffes du palais de justice de Sherbrooke, les dénonciations faisant état de cette kyrielle de nouvelles accusations.

Les gestes reprochés à l'individu détenu depuis le 30 octobre 2014 s'échelonnent de mai 2012 à octobre 2014. Ils concernent des victimes alléguées de moins de 16 ans et moins de 18 ans.

Possession, distribution et production de pornographie juvénile, leurre d'enfants et extorsion font partie de la longue liste d'accusations qui ont été déposées contre Fortier.

«Je vais analyser cette nouvelle preuve lorsque je l'aurai en ma possession. Mon client souhaitait régler l'ensemble de son dossier.»


Accusé le 30 octobre 2014 de divers chefs d'accusation en liens avec la pornographie juvénile, Fortier a plaidé coupable deux semaines plus tard à 12 chefs d'accusation de leurre d'enfants de moins de 16 ans, de distribution de pornographie juvénile et d'incitation à des contacts sexuels sur six victimes mineures.

Il a personnifié sur Facebook une jeune femme qui était en lien avec une agence de mannequins pour attirer les jeunes victimes adolescentes.

Accusations d'extorsion

«Les nouvelles accusations font vraisemblablement état de la même façon de procéder. Il y a cependant des accusations d'extorsion qui s'ajoutent au dossier, ce qui peut être considéré comme un facteur aggravant» explique l'avocat chargé de la défense de Simon Fortier, Me Jean-Guillaume Blanchette.

Ce dernier était en attente des nouvelles accusations depuis plusieurs mois afin que son client puisse recevoir sa peine et commencer sa réhabilitation. «Je vais analyser cette nouvelle preuve lorsque je l'aurai en ma possession. Mon client souhaitait régler l'ensemble de son dossier. Il a toujours admis les faits qui lui étaient reprochés. Si j'ai le temps d'étudier l'ensemble de la preuve d'ici son retour devant le tribunal le 14 juillet prochain, il pourrait faire avancer de façon considérable ces nouveaux dossiers», explique Me Blanchette.

Selon la recherche jurisprudentielle qu'il a réalisée jusqu'à maintenant, Me Blanchette estime que le nombre de victimes alléguées de l'ancien enseignant de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) est rarissime.

«Je n'ai pas encore trouvé de décision concernant tant de victimes alléguées. Jusqu'à maintenant, j'ai trouvé des cas où les peines varient de quinze mois à dix ans d'incarcération. Je devrai considérer au dossier toute la notion de la suramende étant donné le nombre de chefs d'accusation. Le montant s'élève à environ 30 000 $. Nous devrons prendre tout ça en considération lors des observations sur la peine», soulève Me Jean-Guillaume Blanchette.

C'est une vaste enquête de la Sûreté du Québec qui a permis de porter ces accusations. Le Service de police de Sherbrooke a aussi travaillé à cette enquête.

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