Patricia Lafleur tuée à l'aide d'une bouteille de vin

Serge Leclerc... (Archives, La Tribune)

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Serge Leclerc

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Serge Leclerc est rapidement passé aux aveux après avoir tué Patricia Lafleur de sang-froid le 24 novembre dernier. Il a avoué aux autorités avoir frappé Patricia Lafleur à la tête à trois ou quatre reprises à l'aide d'une bouteille de vin.

Le Drummondvillois a également admis avoir mis le feu à la résidence croyant pouvoir y rester et mourir par suicide. Pour une raison que l'on ne saura probablement jamais, il était toutefois sorti de la maison lorsque les policiers et les pompiers sont intervenus à la résidence de la rue Gaudet.

Un rapport du coroner Yvon Garneau, publié vendredi, révèle effectivement que Patricia Lafleur était déjà morte lorsque sa résidence a été incendiée. L'autopsie du corps de la dame de 54 ans, réalisée au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal, a effectivement révélé des lacérations cutanées secondaires à l'incendie.

«Le pathologiste a remarqué la présence d'une plaie béante à la tête, à la région temporo-occipitale droite, d'environ 7 cm de diamètre. Cette blessure suggère fortement qu'elle a été occasionnée du vivant de la victime. Pour lui, les fractures observées au crâne indiquent qu'elles ont été occasionnées par de multiples impacts contondants portés à la tête, avec un objet lourd», écrit Me Garneau.

L'absence de trace de monoxyde de carbone dans le système respiratoire de Mme Lafleur vient confirmer la thèse voulant qu'elle soit décédée avant que l'on mette le feu et, par le fait même, celle de l'homicide.

«Aucune évidence n'indique que la victime ait été encore en vie au début de l'incendie. Il y a absence de suie dans les voies respiratoires inférieures et une concentration normale de monoxyde de carbone dans le sang», ajoute-t-il.

Les analyses toxicologiques effectuées au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal révèlent un taux de monoxyde de carbone dans le sang inférieur à 10 %. Il n'y avait pas non plus présence d'alcool ou de drogue et la dame semblait en bonne santé avant les événements.

Le 24 novembre 2014, les policiers et les pompiers sont appelés à se rendre sur les lieux d'un incendie de résidence. À leur arrivée, ils aperçoivent Serge Leclerc, à l'extérieur. Il est blessé et semble confus et même somnolent. Peu de temps après son arrivée à l'hôpital, l'homme fait des aveux incriminants aux policiers. Il n'en fallait pas plus pour qu'une enquête criminelle soit ouverte afin d'établir les causes et circonstances cet incendie et, surtout, de savoir s'il y avait d'autres victimes à l'intérieur de la résidence.

Quelques jours plus tard, des accusations d'homicide sont portées contre Leclerc. Quelques jours après sa comparution devant le tribunal, l'accusé s'est donné la mort alors qu'il était détenu dans la cellule d'une prison.

On a eu besoin de consulter les fichiers d'odontologie judiciaire afin d'identifier la victime.

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