Hausse importante du nombre d'intoxications au CO en Estrie

Depuis cinq ans, on remarque une hausse importante des intoxications au... (Archives La Presse)

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Gabrièle Roy
La Tribune

(SHERBROOKE) Depuis cinq ans, on remarque une hausse importante des intoxications au monoxyde de carbone (CO) en Estrie.

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Mélissa Généreux 

Archives La Tribune, Jessica Garneau

Parmi les épisodes de maladies à déclarations obligatoires (MADO) environnementales déclarées en Estrie entre 2009 et 2014, 85 résultent d'une intoxication au CO, soit en moyenne 14 fois par année, variant de neuf à 15 au cours de la période de 2009 à 2013. De plus, l'année 2014 a été marquée par un nombre plus élevé de déclarations d'intoxications, soit 25.

«C'est normal que ça varie d'année en année. On va donc suivre ça de près pour qu'il n'y ait pas d'augmentation constante», dit la Dre Mélissa Généreux de la Direction de santé publique de l'Estrie.

Parmi les 85 épisodes déclarés, 29 sont reliés aux appareils de chauffage. Ce gaz est inodore, incolore, sans goût et non irritant, donc à moins d'avoir un détecteur de CO, il ne peut pas être détecté par les sens et peut provoquer des symptômes avant même de s'aperçoive de sa présence.

Après la période d'intoxication importante connue en 2014, le chef de division prévention incendie de la Ville de Sherbrooke, Dany Robitaille, mentionne que l'année 2015 a débuté du bon pied. «À la suite des événements de 2014 qui ont impliqué le CO, on a dû réagir et faire un plan d'intervention tout en augmentant le niveau de sensibilisation auprès des gens et ça répond bien aux attentes puisque à ce jour, c'est une année qui est mieux les autres.»

«Cette année, ce n'est pas une problématique à Sherbrooke», enchaine-t-il. Il faut toutefois rappeler qu'une famille de Rock Forest avait été intoxiquée légèrement au monoxyde de carbone en avril 2014 à la suite de travaux de dynamitage.

«C'est un peu inquiétant, car souvent les gens ne connaissant même pas ça.»


Dre Mélissa Généreux mentionne qu'en effet, l'intoxication liée aux explosifs est un phénomène émergent à Sherbrooke. «Il y a un important travail de sensibilisation à faire avec les entrepreneurs. Ils ne sont pas légalement obligés, mais c'est fortement recommandé de fournir des avertisseurs de CO à tous les ménages dans un rayon de 100 mètres, lorsqu'il y a des travaux de dynamitage par exemple.

M. Robitaille explique que lors des rencontres préventives aux domiciles des gens, ils leur font part de l'importance d'un détecteur de CO à chaque étage de la maison, particulièrement dans les pièces comportant une source de CO. «C'est un peu inquiétant, car souvent les gens ne connaissent même pas ça», dit-il.

Dre Généreux ajoute même que non seulement ils ne savent pas ce qu'est qu'un détecteur de monoxyde de carbone, mais en plus, les gens ne savent souvent pas qu'ils ont une source de CO à la maison.

«Sur les 85 cas d'intoxications, il y a eu 9 décès. Ces décès sont 100 pour cent évitables et c'est pour ça qu'il faut prendre de bonnes mesures préventives.»

Ne jamais démarrer un véhicule, un appareil ou un outil fonctionnant avec un combustible dans un lieu clos non ventilé, tel un garage, une remise ou un sous-sol est un autre exemple de mesures préventives qui peuvent être prises dans la vie de tous les jours.

Pour plus d'information, il est possible de consulter le portail santé mieux-être à l'adresse suivante: www.sante.gouv.ca

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