Débat sur la peine de Richard Pinard

Me Marc-André Champagne... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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(SHERBROOKE) La poursuite et la défense plaident des peines diamétralement opposées dans le dossier de l'agresseur sexuel Richard Pinard de Sherbrooke.

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Me André Campagna

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Pinard a été reconnu coupable de gestes d'agression sexuelle et d'enlèvement sur une serveuse d'un bar de l'ouest de Sherbrooke. Richard Pinard a porté en appel le verdict de culpabilité rendue par la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec.

Me Marc-André Champagne de l'aide juridique demande de libérer l'accusé qui est détenu depuis novembre 2013, soit depuis son arrestation dans cette affaire et d'imposer trois ans de probation. Il suggère que les 18 mois de détention provisoires soient comptés à temps et demi pour équivaloir à une peine de 27 mois.

Le procureur aux poursuites criminelles Me André Campagna demande à la juge Fabi de retrancher ce temps déjà purgé d'une peine globale de 60 mois. Pinard devrait donc passer encore 33 mois à l'ombre.

Pinard a simulé un bris à son véhicule pour attirer la victime dans son véhicule. Il s'est arrêté sur la rue Champlain, s'est détaché et a sauté sur la victime. Luttant pour se dégager, la victime s'est retrouvée entre les deux sièges à l'avant de la Dodge Caravan de Richard Pinard. C'est là qu'il lui a touché les seins, le ventre et les parties génitales. Elle a réussi à prendre son cellulaire et à faire le 9-1-1 sans le mettre sur son oreille.

Richard Pinard est retourné sur le siège du conducteur et a démarré vers un autre endroit en alléguant que la jeune femme avait trop crié. La victime a sauté par la porte du véhicule en marche pour se défaire de l'emprise de son agresseur, pour aller chercher de l'aide et pour alerter les policiers.

«Peine exemplaire»

« La victime a eu extrêmement peur. Nous ne savons pas jusqu'où ça aurait pu aller si elle n'avait pas sauté en bas du véhicule. L'effet du crime sur la victime et le genre de crime effectué par un homme qui a enlevé la victime avant de l'agresser sexuellement militent en faveur d'une peine exemplaire », plaide Me Campagna.

L'avocat de la défense demande à la juge de s'en tenir aux faits de la cause sans tenir compte de ce qui aurait pu arriver.

« Il n'y a pas eu de pénétration, il n'y avait pas d'arme, pas de lésion ou d'abus de confiance. Heureusement, la victime semble se porter mieux. C'est une femme forte dont la vie semble s'améliorer», a mentionné Me Marc-André Champagne.

La victime a tenu à déposer une lettre au tribunal, dont Me André Campagna a fait la lecture.

« Je suis rendue méfiante envers les étrangers. Je n'ai jamais senti de remords de la part de Richard Pinard. Je suis fière d'avoir traversé le processus judiciaire. Le reste de ma vie ne sera plus comme avant, mais je me promène la tête haute », a écrit la jeune femme, victime de Richard Pinard.

La juge Fabi a pris la cause en délibéré en rendra la peine le 10 juillet prochain.

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