Guylaine Lebreux réclame 200 000$ à ses quatre oncles

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(SHERBROOKE) La Sherbrookoise Guylaine Lebreux réclame 50 000 $ à chacun de ses quatre oncles, qui ont été reconnus coupables de l'avoir agressée sexuellement pendant plusieurs années lorsqu'elle était enfant, un sort qu'a aussi subi sa soeur.

Les quatre hommes ont tous été condamnés à des peines de prison au cours des dernières années, mais Mme Lebreux les poursuit maintenant au civil. Il s'agit pour la femme d'une façon de reprendre le pouvoir sur sa vie et d'obtenir réparation. « Tout le parcours et le processus criminel sont faits. Je me disais : ils ont payé leur dette à la société. Mais comme humains, ils sont aussi responsables des séquelles que j'ai eues à la suite de ce crime-là », explique-t-elle.

Des mises en demeure ont pour l'instant été envoyées aux quatre hommes, mais ces réclamations se rendront probablement devant les tribunaux. C'est en Gaspésie, où Mme Lebreux a grandi, que les procédures judiciaires se dérouleront.

Celle qui est aujourd'hui psychoéducatrice soutient qu'aucun montant d'argent ne peut effacer ce qu'elle a vécu, mais qu'il s'agit de l'unique façon d'obtenir réparation. « C'est la seule façon qui existe, il n'y en a pas d'autres dans le système judiciaire ou légal. Mais c'est sûr que ça ne sera jamais égal. »

Si Guylaine Lebreux affirme aujourd'hui bien se porter, elle souligne que de nombreuses années de travail ont été nécessaires pour qu'elle puisse se sentir ainsi. « J'ai passé une grande partie de ma vie à travailler sur les difficultés que les agressions ont eues sur ma vie, mon existence », dit celle qui relate s'être longtemps perçue comme un objet au service des autres.

La Tribune avait raconté en avril l'histoire de Mme Lebreux, qui souhaitait sensibiliser la population à la réalité des victimes d'agressions sexuelles. L'histoire avait touché de nombreuses personnes, dont des victimes. « Des personnes qui ont vécu des agressions se retrouvent un peu dans cette histoire-là aussi, dans les séquelles qu'elles ont vécues. Si on peut aider les victimes à sortir de l'ombre, dire qu'il ne faut pas être honteux d'avoir subi une agression, qu'on peut reconstruire notre vie et être heureux, ç'a un impact », résume celle qui tient la page Facebook Agression sexuelle : Peut-on s'en sortir?

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