Trois ans de prison pour un pédophile qui a agressé sa belle-fille

Un pédophile de Sherbrooke vient d'être condamné par le tribunal à trois ans de... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) Un pédophile de Sherbrooke vient d'être condamné par le tribunal à trois ans de prison. Du 1er janvier 1999 au 2 juin 2004, le sinistre individu a agressé sa belle-fille à une centaine de reprises alors qu'elle était âgée de 14 à 18 ans.

«Les infractions ont été commises dans le cadre d'une situation d'abus de confiance et d'abus d'autorité de la part de l'accusé. Celui-ci est l'oncle et le beau-père de la victime tout en étant la figure paternelle de la maison depuis de nombreuses années. L'accusé a clairement fait preuve de manipulation à l'égard de la victime pour l'inciter à accepter les gestes posés», explique le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec dans sa décision.

Les gestes à caractère sexuel ont commencé par des attouchements pour ensuite devenir des relations sexuelles complètes.

Dans les premiers temps, l'accusé avait invité la victime à le rejoindre dans son atelier situé au sous-sol de la résidence afin de l'initier à la sexualité «pour qu'elle soit bonne plus tard avec les hommes». La victime lui a alors fait une première fellation.

Selon le récit des faits, la victime recevait quelques privilèges «comme le prolongement des heures de sortie en soirée et occasionnellement de l'argent dont les montants pouvaient varier de 40$ à 100$». À sa majorité, conditionnée par cette façon de faire d'être payée pour ses services sexuels, la victime est déménagée à Montréal pour devenir travailleuse du sexe.

«Pour elle, c'était sa façon de fuir ses pensées envahissantes reliées à ce traumatisme», indique le juge dans sa décision.

Lorsqu'elle revenait chez elle, la victime a eu d'autres relations sexuelles avec l'accusé, et faute de moyens financiers, elle lui demandait de payer.

«Toute sa vie a basculé à partir des attouchements posés par l'accusé. Cette situation l'a mise en état de choc, car elle ne comprenait pas et ne disait mot puisqu'elle avait peur de l'accusé, celui-ci étant un homme très autoritaire (...) Plus tard, elle réalise qu'une partie de sa jeunesse a été complètement détruite et qu'elle n'a jamais pu vivre une véritable première relation sexuelle avec un partenaire qu'elle aime, parce que l'accusé a profité de sa jeunesse et de son corps», explique le juge Vanchestein.

Le juge insiste sur le fait que ces événements représentent un cas clair d'abus d'autorité.

«Aucune peine ne pourra complètement réparer ce type de blessure psychologique laissant des traces profondes, de la culpabilité et de l'angoisse, pouvant ressurgir à tout moment de sa vie et dans diverses situations», mentionne le juge Vanchestein.

Le nom de l'accusé, dont il faut taire pour ne pas identifier la victime, sera inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité.

C'est Me Benoit Gagnon de l'aide juridique qui défendait l'accusé dans cette affaire, alors que Me Joanny Saint-Pierre représentait le ministère public.

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