Braquages à domicile: le chauffeur du groupe reconnaît sa culpabilité

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(SHERBROOKE) Quelques jours après que deux adolescents impliqués dans deux braquages à domicile commis en juillet 2014 à Sherbrooke aient reçu leur peine, William Heat a reconnu, mercredi, sa culpabilité à sa complicité dans cette violente affaire.

L'individu de 19 ans est le dernier à reconnaître sa culpabilité dans cette sordide affaire où un homme de 75 ans a été sauvagement battu à Deauville le 22 juillet 2014 dans le but de le voler. Le septuagénaire dormait lorsque les individus l'ont aspergé de poivre de Cayenne, menacé de mort et battu avec un bâton télescopique.

Le 8 juillet, c'est un homme qui a été battu sur la rue des Roses pour une affaire de dette de drogue.

Remis en liberté sous de sévères conditions depuis son arrestation, Heat a plaidé coupable aux accusations d'introduction par effraction et de vol qualifié. William Heat était le conducteur du véhicule à bord duquel les principaux acteurs de cette aventure criminelle se sont déplacés.

Les avocats au dossier Me Jean-Marc Bénard en défense et Me Régis Juneau-Drolet pour le ministère public se sont entendus pour demander un rapport présentenciel au juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

Les observations sur la peine se dérouleront le 3 septembre prochain.

Les trois principaux artisans de cette affaire ont déjà reçu leurs peines.

Sergiy Bayuk et Cédrick Vachon ont été condamnés en septembre 2014 à des peines respectives de 45 mois et 55 mois de pénitencier pour ces braquages de domicile.

Un adolescent de 17 ans à l'époque, dont la loi nous oblige à taire l'identité, a récemment été condamné dans cette affaire en chambre de la jeunesse à une mise sous garde fermée de 24 mois. La juge Lise Gagnon de la Cour du Québec a retranché les dix mois purgés en détention provisoire comme le plaidait l'avocate de la défense Me Mélissa Gilbert.

«Dans l'affaire sous étude, les parties conviennent que la peine maximale s'impose. La gravité des infractions dont plusieurs avec violence, le préjudice causé aux victimes, le rôle important joué par l'adolescent de 17 ans lors de la commission des délits, militent en faveur de l'imposition de la peine maximale, disent les procureurs», explique la juge Gagnon dans son analyse de la cause.

La juge Gagnon a rappelé que l'individu avait commis des crimes objectivement graves avec de sérieuses conséquences sur les victimes.

«Mais l'adolescent réalise la gravité de ses gestes. Il a pleuré beaucoup en voyant les photos de la victime de 75 ans sérieusement blessée. Il reconnaît ses difficultés et il s'est mis en action (...) Son image de dur n'est pas synonyme de structure délinquante. C'est une façade trompeuse (...) Le Tribunal tient compte que cet adolescent n'a pas bénéficié de parents au sens véritable du mot. Il a grandi auprès d'une mère qui l'a laissé tout faire et d'un père absent et criminalisé», explique la juge Gagnon.

Un autre adolescent qui a trempé dans ces braquages de domicile, mais de façon moins importante, a été condamné à 120 heures de travaux communautaires pour voies de fait causant des lésions et introduction par effraction.

C'est Me Francine Gilbert qui représentait le ministère public en chambre de la jeunesse.

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