Un an de prison pour Guy Richard

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Guy Richard passera le plus clair de la prochaine année derrière les barreaux pour ne pas s'être arrêté afin de prêter main-forte à Pierrik Houle, le joggeur qu'il venait de heurter, le 21 décembre 2012.

Le juge Éric Vanchestein a condamné l'homme de 43 ans de Notre-Dame-du-Bon-Conseil à une année de prison, à laquelle on doit soustraire les 22 jours qu'il a passés à l'ombre à la suite de son arrestation. La sentence est assortie d'une probation de deux ans au cours de laquelle l'accusé devra s'abstenir de consommer de l'alcool et faire 120 heures de travaux communautaires. Il se verra dans l'interdiction de conduire un véhicule automobile pour trois ans.

La procureure de la Couronne Me Vicky Smith désirait une peine de deux ans, elle s'est dite satisfaite que le juge ait tenu compte des principes de dissuasion et de dénonciation, mais ne cache pas qu'elle s'attendait à une sentence plus sévère, surtout étant donné qu'il a été mis en preuve que Richard avait consommé de l'alcool dans les heures précédant la tragédie.

« Nous espérions une peine plus longue, une peine qui dissuaderait les gens à quitter la scène après avoir frappé quelqu'un. Nous allons prendre le temps de relire la décision et de l'analyser. Il est trop tôt pour dire si nous irons en appel », a-t-elle dit.

Si la famille a préféré ne pas s'adresser aux médias, nombre de citoyens ont abondé dans le même sens, estimant qu'il s'agissait-là d'une sentence bonbon et que la vie du jeune étudiant en technique policière valait plus qu'une simple année de prison.

 

Des facteurs atténuants

 

Le juge Vanchestein a motivé sa décision par le fait que Guy Richard ne possédait pas d'antécédent judiciaire, qu'il présentait une stabilité familiale et occupationnelle, qu'il avait respecté ses conditions strictes de remise en liberté, qu'il présentait un faible taux de récidive et qu'il avait démontré de remords, s'excusant à la famille pour ses gestes.

Ces facteurs sont venus atténuer le fait que l'accusé était un conducteur insouciant au moment des faits et que son comportement, le soir du 21 décembre, démontrait clairement qu'il savait qu'il n'avait pas frappé un morceau de glace comme il le prétendait.

S'il était conscient de la possibilité qu'il soit incarcéré, Richard s'est dit déçu de devoir passer les prochains mois en prison. Son avocat, Me Jasmin Laperle, espérait que le tribunal adhère à sa suggestion de l'emprisonner pendant 90 jours de façon discontinue.

« La peine qu'on a suggérée visait des objectifs de réhabilitation. Le juge en a décidé autrement et a décidé de couper la poire en deux. On savait que ça faisait partie des scénarios envisageables », a-t-il signifié.

Rappelons que Guy Richard a été reconnu coupable de délit de fuite causant la mort, mais innocenté d'une accusation de conduite avec les capacités affaiblies causant la mort. Au moment de rendre son verdict, le juge Vanchestein avait établi que Richard avait fait preuve d'aveuglement volontaire, prétendant avoir frappé un bloc de glace, une thèse peu crédible. Il estime que l'accusé était en devoir de s'immobiliser pour vérifier ce qu'il venait de heurter.

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