Mort d'un jeune mécanicien: trois lacunes identifiées par la CSST

La CSST a identifié des lacunes au pont élévateur qui a provoqué la chute d'un... (Photo fournie par la CSST)

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(SHERBROOKE) La CSST a identifié des lacunes au pont élévateur qui a provoqué la chute d'un véhicule, en juillet 2014 à Sherbrooke, causant la mort d'un jeune mécanicien de 18 ans.

L'enquête, dévoilée mardi avant-midi,  a permis de retenir trois causes pour expliquer l'accident. D'abord, les dispositifs de blocage permettent un déplacement suffisant des bras du pont élévateur pour provoquer la chute du véhicule.

Ensuite, l'inclinaison de la surface sur laquelle le véhicule est appuyé entraîne une force latérale sur les bras pivotants. Finalement, l'entretien du pont élévateur est déficient quant à l'intégrité des dispositifs de blocage des bras pivotants.

Rappelons que le 22 juillet dernier, Maxime Fortier a été écrasé sous une minifourgonnette soulevée à l'aide d'un pont élévateur dans le garage Mécanique Paul Boucher. Le véhicule a basculé pour tomber au sol. Parmi les causes à l'origine de l'accident, la CSST identifie des lacunes quant aux dispositifs de blocage qui permettent un déplacement suffisant des bras du pont élévateur pour provoquer la chute du véhicule.

Un bruit inhabituel

«Le jour de l'accident, le jeune mécanicien et un collègue procédaient à l'inspection de la minifourgonnette. Lors du levage du véhicule, ils entendent un bruit inhabituel. Ne constatant rien d'anormal, ils poursuivent le levage jusqu'à la hauteur désirée. Les mécaniciens vont ensuite sous le véhicule et effectuent une inspection visuelle», raconte-t-on dans un communiqué de presse.

«C'est alors que deux bruits forts très rapprochés surviennent. Le véhicule bascule et tombe au sol. Un des deux mécaniciens parvient à sortir de sous le véhicule, alors que l'autre demeure coincé. On appelle le 9-1-1 et on tente de soulever la minifourgonnette avec un cric, sans succès. Les secours arrivent et transportent le travailleur à l'hôpital, où son décès est constaté.»

La CSST rappelle aux employeurs leur obligation de s'assurer que l'organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l'accomplir sont sécuritaires. Chaque année, au Québec, six jeunes de 24 ans et moins perdent la vie à la suite d'un accident du travail.

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