Un policier laisse son lunch et sauve une vie

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Les policiers Érika Pedneault et Vincent Gagnon ont sauvé la vie d'un homme de 57 ans. Ils sont accompagnés des ambulanciers Éric Turcotte et Toan Hua.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(SAINT-NORBERT-D'ARTHABASKA) La vivacité d'esprit de l'agent Vincent Gagnon a permis de sauver la vie d'un homme de 57 ans victime d'un arrêt cardio-vasculaire, le 9 mai, dans une résidence de la rue Landry à Saint-Norbert-d'Arthabaska.

Le patrouilleur était posté à proximité de Saint-Norbert lorsqu'il a entendu un appel pour un homme victime d'un arrêt cardiaque. Sachant qu'il était possiblement le plus près pour intervenir, il a rapidement avalé sa bouchée et mis son repas de côté afin d'intervenir le plus rapidement possible, même s'il était sur son heure de lunch. «Je me suis mis en route, j'étais à quelques minutes à peine de là», explique-t-il.

À son arrivée, la conjointe de la victime était à effectuer des manoeuvres de réanimation. Il a installé le défibrillateur externe automatisé (DEA) et a donné deux chocs avant que sa consoeur Érika Pedneault arrive en renfort. Il en a donné un troisième, tout en poursuivant les manoeuvres de réanimation, puis les ambulanciers Éric Turcotte et Toan Hua sont intervenus afin de prendre la relève.

Ces derniers ont donné deux chocs supplémentaires avant que la victime ne reprenne finalement ses sens. Selon M. Turcotte, le quinquagénaire doit la vie à sa conjointe qui a su faire les manoeuvres et aux policiers qui sont intervenus promptement.

«On ne pouvait pas demander mieux, lance-t-il. Les premières minutes sont cruciales lors d'un arrêt respiratoire. Les manoeuvres initiales des membres de la famille et les chocs donnés rapidement ont permis de lui sauver la vie. Le mérite va à ces gens qui n'ont pas hésité à intervenir».

L'agent Gagnon a été en mesure de parler à la victime au cours des derniers jours. L'homme a été transféré au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières pour subir une batterie de tests visant à établir ce qui lui est arrivé. Il a paru tout à fait normal et ne devrait pas conserver de séquelle de l'événement.

L'implantation des DEA dans les voitures de police s'est faite graduellement depuis 2013. Actuellement, chacune des 19 autopatrouilles de la MRC d'Arthabaska compte un tel dispositif. Ce serait la toute première fois qu'il permet de sauver une vie.

«Quand on se retrouve dans un milieu plus rural, les ambulanciers sont plus loin et il n'y a pas toujours de premiers répondants. C'est dans des cas comme ça que la présence d'un DEA dans nos voitures prend toute son importance», résume la porte-parole de la SQ Éloïse Cossette.

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