Un délinquant sexuel voit sa libération assouplie

Condamné à cinq ans de prison pour divers gestes à caractère sexuel commis sur... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Condamné à cinq ans de prison pour divers gestes à caractère sexuel commis sur sa fillette d'à peine 15 mois en 2011, un individu de 28 ans de Sherbrooke voit ses conditions de libération d'office être remodelées pour favoriser sa réinsertion sociale.

Le pédophile avait reconnu sa culpabilité à des accusations de possession de pornographie juvénile, de contacts sexuels, d'agression sexuelle ainsi que de voies de fait sur sa propre fille.

Sa conjointe alors âgée de 20 ans avait aussi reconnu ses torts et avait été condamnée à deux ans de prison.

L'individu a été assigné à sa résidence lors de la libération d'office en juillet 2014. Il s'était vu imposer l'interdiction de posséder un ordinateur et d'éviter d'être en présence d'enfants de moins de 18 ans sans être accompagné d'un adulte responsable. Des exceptions pour la recherche d'emploi ou un retour aux études ont été ajoutés aux conditions.

La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) croit que cette mesure «ne constituerait pas une aggravation du niveau de risque que vous présentez pour la collectivité».

La CLCC situe le risque de récidive sexuelle du délinquant à élevé et son potentiel de réinsertion sociale à modéré.

Le délinquant maintenant âgé de 28 ans s'est fait imposer une série de conditions qu'il doit continuer à respecter, dont des restrictions en matière de pornographie et de contact avec son ex-conjointe et tout membre de sa famille.

«Les principaux facteurs en lien avec votre comportement criminel sont des distorsions cognitives importantes, la mauvaise gestion des émotions, la fréquentation de pairs déviants, le manque de considération pour autrui, la gratification immédiate et des carences affectives importantes», explique la CLCC.

L'évaluation sexophysiologique a présenté un profil valide et déviant.

«Vous vous seriez montré exclusivement excité par des stimuli déviants impliquant des contacts sexuels, avec ou sans violence, sur des fillettes ou des garçonnets prépubères. Selon vos intervenants, un important travail est toujours essentiel au niveau de la sexualité, de la gestion des émotions, des habiletés sociales, de la résolution de problèmes et des interactions sociales, ce que vous reconnaissez vous-même. La Commission constate que votre criminalité est grave et persistante. Vos problématiques sont nombreuses et datent de votre enfance pour la plupart», explique la CLCC.

Les gestes à caractères sexuels commis sur la fillette s'étaient déroulés entre octobre 2010 et janvier 2011. Le nom de l'individu a été inscrit au registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans. Nous ne pouvons révéler son identité pour ne pas identifier sa jeune victime.

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