30 mois de prison pour avoir agressé son ex-conjointe

Un individu de Magog a été condamné hier à 30 mois de prison pour avoir agressé... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Un individu de Magog a été condamné lundi à 30 mois de prison pour avoir agressé sexuellement son ex-conjointe à de multiples reprises.

Détenu depuis le mois de novembre 2014, l'individu avait reconnu sa culpabilité à des accusations de multiples agressions sexuelles commises entre le 1er et le 26 octobre 2014.

«La gravité subjective de l'agression sexuelle est importante, au surplus lorsque le crime est commis par son conjoint qui devrait plutôt être une personne de confiance qu'un agresseur. Ce contexte familial démontre véritablement la manifestation d'un acte de domination de la part de l'accusé, pouvant causer des dommages insidieux et presque indélébiles chez la victime», explique le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec dans sa décision rendue hier au palais de justice de Sherbrooke.

L'accusé, dont il faut taire l'identité pour protéger celle de la victime, était en couple depuis une dizaine d'années avec la victime lors des événements. À quatre ou cinq reprises après leur rupture, l'accusé a forcé la victime à avoir des relations sexuelles avec lui.

«Je lui disais que j'avais peur et que je ne voulais pas qu'il me reviole. Il m'a amenée dans notre lit. Je ne me rappelle plus comment, mais je sais que je suis dans mon lit et que je me débats. Il est sur moi et je le repousse. J'entends mes enfants qui pleuraient en haut à l'étage. Je crois m'être débattue pendant dix minutes», relate le juge dans sa décision en se basant sur la déclaration de la dernière agression subie par la victime qui a décrit l'accusé comme un manipulateur.

Le juge note que cette agression s'inscrit «dans une dynamique de violence conjugale où se dégage une forme de domination et de possessivité de l'accusé envers son ex-conjointe». L'accusé possède des antécédents judiciaires en semblable matière d'agression sexuelle à l'égard d'une ex-conjointe en 2006.

À la lecture du rapport présentenciel, le juge note que l'accusé présente peu d'empathie et «qu'il entretient l'idée que le système judiciaire est fait pour les femmes et que les pères n'ont aucun droit (...) Ce rapport conclut à un risque de récidive très présent et une dangerosité sociale préoccupante, plus particulièrement dans une relation de couple».

Le juge retient peu de facteurs atténuants, mais plusieurs aggravants en particulier les gestes répétés.

«La manipulation exercée par l'accusé dans une situation où la victime se retrouve coincée et ne peut trouver la paix à sa résidence familiale, censée être un havre de paix et de confiance», indique le juge Vanchestein.

Les six mois de détention provisoires ont été retranchés à la peine de l'accusé. Une probation de trois ans a été imposée à l'accusée et son nom sera inscrit au registre des délinquants sexuels à vie.

C'est Me Justine Samoisette-Fournier qui défendait l'accusé, alors que Me Nathalie Robidoux représentait le ministère public dans cette affaire.

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