Érika Chartier condamnée à une peine adaptée à sa situation

Érika Chartier... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Érika Chartier

La Tribune, René-Charles Quirion

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(SHERBROOKE) Présentant des capacités intellectuelles limites, Érika Chartier, qui a secoué violemment un enfant de huit mois au point de lui infliger de multiples fractures, a été condamnée vendredi à une peine adaptée à sa condition et à la hauteur des gestes spontanés et impulsifs qu'elle a commis à l'été 2012 à Danville.

Âgée de 24 ans, la jeune femme passera les 45 prochaines fins de semaine derrière les barreaux dans le cadre d'une peine de 90 jours de prison discontinus, devra effectuer 240 heures de travaux communautaires au cours des 15 prochains mois et sera soumise à de multiples conditions dans le cadre d'une probation de trois ans.

Érika Chartier a opiné de la tête lorsque le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec lui a imposé les conditions de sa probation dont celles de poursuives ses rencontres psychiatriques, de prendre sa médication et de ne pas se trouver seule en présence d'enfant. Nerveuse, elle s'est engagée à respecter les conditions de sa probation.

Présents dans la salle d'audience, les parents de la victime ont assisté à l'imposition de la peine. La mère de l'enfant a essuyé quelques larmes en attendant les conséquences des gestes de la gardienne à qui elle avait confié ses enfants.

Le juge a retenu les facteurs atténuants du plaidoyer de culpabilité aux accusations de voies de fait simple et causant des lésions, de la prise de conscience de l'accusée concernant son état et ses capacités, de sa volonté de recevoir de l'aide et du contexte particulier dans lequel les gestes criminels ont été commis.

Référée par une amie, Érika Chartier gardait trois jeunes enfants de cinq ans, 20 mois et huit mois lors des événements survenus entre août et octobre 2012. Dépassée par les pleurs des enfants et après avoir exprimé aux parents qu'elle était à bout de patience, elle a secoué le bébé de huit mois au point de lui infliger deux fractures à l'avant-bras ainsi qu'une autre au tibia.

Les enfants ont été retirés à leurs parents le temps de l'enquête et que la preuve s'accumule contre Érika Chartier.

«Je suis très sensible à ce type de situation qui a eu des conséquences pour la victime, sa fratrie que ses parents. Cet épisode a été difficile pour la famille», a mentionné le juge Chapdelaine en rendant sentence.

Le juge a retenu les facteurs aggravants du bas âge de l'enfant, de la position de confiance dans laquelle Érika Chartier se trouvait, des conséquences pour la victime et sa famille ainsi que les antécédents judiciaires de voies de fait de l'accusée.

Le risque de récidive de l'accusée est considéré comme étant faible.

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