Procès: l'accusé plaide l'état de panique

Momeen Sekandari a plaidé mardi avoir paniqué après avoir heurté... (La Tribune, René-Charles Quirion)

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Momeen Sekandari a plaidé mardi avoir paniqué après avoir heurté un piéton qui traversait la rue King à l'intersection de la rue Alexandre, en décembre 2012.

La Tribune, René-Charles Quirion

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(SHERBROOKE) C'est en raison de la panique que Momeen Sekandari a quitté les lieux de l'accident mortel survenu dans la nuit du 4 au 5 décembre 2012 sur la rue King Ouest à Sherbrooke.

L'individu de 26 ans subissait son procès, mardi au palais de justice de Sherbrooke, pour délit de fuite dans l'intention de fuir ses responsabilités causant la mort de Marlon Ira James Fequet, 55 ans, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

Le piéton traversait la rue à l'intersection de la rue Alexandre, après avoir passé la soirée au bar Rock et Bert, lorsqu'il a été happé par le Chevrolet Aveo conduit par Sekandari. L'homme de 55 ans, originaire de Toronto, est décédé sur le coup.

« J'ai vu quelque chose bouger puis j'ai donné un coup de volant pour l'éviter. J'ai senti un gros boom. Je ne savais pas ce que c'était. Le son était comme un ballon qui venait de frapper mon pare-brise. J'étais figé. Lorsque j'ai pensé que ça pouvait être un piéton, j'ai commencé à avoir de la misère à respirer. Je ne me rappelle plus comment je suis retourné chez moi. J'ai pensé que je vivais un cauchemar et que j'allais me réveiller » a témoigné l'accusé.

«Je ne faisais qu'entendre le bruit de l'accident dans ma tête.»


C'est en retournant sur les lieux de l'accident avec un ami, appelé comme témoin de la défense, que Momeen Sekandari a réalisé qu'il avait bel et bien frappé un piéton.

« Je ne faisais qu'entendre le bruit de l'accident dans ma tête. En voyant les voitures de police sur les lieux de l'accident, j'étais maintenant certain que j'avais frappé quelqu'un. Je suis allé chercher mon véhicule, puis je suis allé au poste de police (...) Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas débarqué du véhicule sur place. Ça ne m'a pas traversé l'esprit. La seule chose que je voulais faire c'était de me rapporter au poste de police », a mentionné l'accusé lors de son témoignage.

L'avocat de la défense Me Benoit Gagnon a admis la preuve de la poursuite concernant l'accident, mais il a soulevé la thèse de la panique de son client après les événements.

L'accusé a admis aux patrouilleurs du Service de police de Sherbrooke avoir eu un accident sur la rue King Ouest, avoir frappé un piéton, puis s'être sauvé sous le coup de la panique, lorsqu'il s'est présenté au quartier général deux heures après l'accident.

Momeen Sekandari a fait plusieurs épisodes de crises de panique au cours des dernières années.

La psychiatre judiciaire Dre Martine Bérubé est venue témoigner voulant que les symptômes décrits par l'accusé après l'accident correspondent à une attaque de panique.

« Les attaques de panique peuvent survenir n'importe quand. Un stress important peut déclencher une attaque de panique. Dans un tel état, il n'est pas capable de formuler l'intention de fuir ses responsabilités. Il n'est pas capable d'avoir une pensée rationnelle », estime l'experte en psychiatrie judiciaire appelée en défense.

La juge Claire Desgens a pris la cause en délibéré. Elle rendra son verdict le 1er mai prochain.

C'est Me Marie-Line Ducharme qui représente le ministère public dans cette affaire.

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