Signaleur heurté au bras: «Je m'excuse pour le tort que j'ai causé»

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Christian Nadeau a pris la parole publiquement pour la première fois, jeudi, un peu plus de deux ans après avoir heurté un signaleur alors qu'il conduisait son véhicule avec un taux d'alcoolémie quatre fois plus élevé que ce qui est permis par la loi. Il a fait son mea culpa, reconnaissant son implication dans le drame.

« Je m'excuse pour le tort que j'ai causé à la victime, à sa femme et à ses enfants. Je m'excuse pour le mal que j'ai pu leur faire. Je m'excuse aussi à ma famille qui a dû vivre tout le stress entourant les procédures judiciaires », a indiqué l'ancien employé municipal de Sainte-Sophie-d'Halifax.

Nadeau savait pertinemment qu'il avait un problème d'alcool en janvier 2013. D'ailleurs, le jour des événements, sa conjointe l'a expulsé du domicile familial afin de lui donner le temps de réfléchir. Il a consommé une quantité importante de boissons alcoolisées avant de prendre rendez-vous dans une maison de thérapie de Theford Mines, déterminé à mettre fin à ses malheurs. C'est en se rendant en thérapie qu'il a heurté le signaleur, il avait 320 mg d'alcool par 100 ml de sang.

« Au début, je ne voulais pas admettre que j'avais un problème. J'ai fini par me décider et prendre rendez-vous à la maison de thérapie. La plus grosse erreur que j'ai faite c'est de ne pas avoir demandé à un ami ou à un taxi de m'y amener », a-t-il ajouté.

À l'approche d'un chantier d'Hydro-Québec en bordure de la route 165, à la hauteur de Plessisville, Nadeau, alors fortement intoxiqué, a perdu la maîtrise de son véhicule. Il a littéralement détruit la pancarte annonçant les travaux, puis écrasé plusieurs cônes avant de heurter Michel Girard au bras avec son rétroviseur. Il a terminé sa course dans un autre véhicule.

« Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal, résume l'avocat de Christian Nadeau, Me Guy Boisvert. Objectivement, c'est grave, mais subjectivement, la victime n'a pas trop de séquelles, heureusement. »

Jeunes retraités, M. Girard et sa conjointe faisaient de la signalisation pour le plaisir et pour arrondir les fins de mois. Affectés psychologiquement, ils ne sont pas retournés sur la surface pavée. La victime éprouve toujours des maux de bras, à l'occasion.

travaux communautaires

Vu le fort taux d'intoxication du conducteur et le fait qu'il ait provoqué un accident qui aurait pu être catastrophique dans une zone de travaux, la procureure de la Couronne, Me Ann Marie Prince, demande à ce que l'on inflige à Christian Nadeau une peine d'emprisonnement d'au moins quatre mois. En défense, Me Boisvert a mis en relief l'absence de dossier criminel de son client et le fait qu'il ait suivi avec succès une thérapie. Il faut aussi dire qu'il doit faire vivre sa famille. Il suggère que des travaux communautaires et une interdiction de conduire suffiraient à sa peine.

Le juge Jacques Trudel rendra son verdict le 8 juin.

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