Richard Pinard reconnu coupable de la plupart des chefs d'accusation

Richard Pinard devrait payer d'une peine de détention pour les gestes... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Richard Pinard devrait payer d'une peine de détention pour les gestes d'agression sexuelle et d'enlèvement sur une serveuse d'un bar de l'ouest de Sherbrooke pour lesquels il a été reconnu coupable.

L'individu de 47 ans regardait au sol et faisait non de la tête lorsque la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec l'a reconnu coupable. Cependant, il n'a pas semblé abasourdi par la décision rendue, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

Pinard, qui était venu témoigner pour sa défense, n'a pas été cru par la juge Fabi et la preuve présentée par la poursuite, qui se basait sur la version de la victime et sur les appels 9-1-1, n'a soulevé aucun doute raisonnable.

Pinard a simulé un bris à son véhicule pour attirer la victime dans son véhicule. Il s'est arrêté sur la rue Champlain, s'est détaché et a sauté sur la victime. Luttant pour se dégager, la victime s'est retrouvée entre les deux sièges à l'avant de la Dodge Caravan de Richard Pinard. C'est là qu'il lui a touché les seins, le ventre et les parties génitales. Elle a réussi à prendre son cellulaire et à faire le 9-1-1 sans le mettre sur son oreille.

Richard Pinard est retourné sur le siège du conducteur et a démarré vers un autre endroit en alléguant que la jeune femme avait trop crié. Quand il a retourné le véhicule, la victime a sauté par la porte du véhicule en marche pour se défaire de l'emprise de son agresseur.

Pinard a prétendu dans sa défense que la victime était devenue hystérique après lui avoir demandé s'il avait quelque chose à sniffer.

«La preuve démontre que dès le début de la soirée au bar, l'accusé a démontré un intérêt pour la victime. Le tribunal n'accorde aucune crédibilité à la version de l'accusé qui affirme que la victime quitte volontairement avec ce dernier. La plaignante est en état de panique sur l'enregistrement du 9-1-1. La version de l'accusé est invraisemblable lorsqu'il explique ce qui se passe sur la rue Champlain. L'appel 9-1-1 démontre que la victime se débat dans le véhicule. Ça ne trompe pas. Elle n'a pas composé le 9-1-1 parce qu'elle était en manque de drogue, mais parce qu'elle était en danger», explique la juge Fabi dans sa décision.

La juge relève les contradictions entre la version de la victime aux policiers, puis celle rendue lors du procès, mais affirme que la victime ne s'est jamais contredite sur les gestes criminels reprochés à l'accusé.

«Le tribunal croit la plaignante. Richard Pinard a posé hors de tout doute raisonnable les gestes d'agression sexuelle, d'enlèvement et de séquestration», mentionne la juge Fabi.

«Je suis satisfait de cette décision entre autres parce que la version présentée par l'accusé a été qualifiée d'invraisemblable. La victime a passé des minutes très difficiles que personne ne voudrait vivre lors des événements», souligne le procureur aux poursuites criminelles Me André Campagna qui entend demander une peine d'incarcération dans ce dossier.

La poursuite et Me Marc-André Champagne en défense présenteront leurs observations sur la peine le 11 mai prochain.

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