Feu sur la 13e Avenue: «Certains sont sortis nus pieds»

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(SHERBROOKE) Le feu s'est déclaré tellement vite, lundi soir sur la 13e Avenue Nord, où un édifice à logement a été la proie des flammes, que plusieurs locataires sont sortis à moitié habillés.

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La sinistrée Ginette Benoit et sa soeur Gisèle.

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C'est le souvenir que retient Ginette Benoit, une résidente de l'endroit qui a dû être évacué d'urgence de l'immeuble à logements. Le feu a forcé l'évacuation d'une cinquantaine de personnes vivant dans le vaste bâtiment situé entre les rues Antoine-Dorion et Langevin.

«J'étais devant la télé, entre le sommeil et l'éveil», dit-elle poétiquement, assise à l'intérieur du véhicule de sa soeur Gisèle stationné non loin de l'entrée principale du 325 de la 13e Avenue.

«J'ai entendu l'alarme et je me suis levée de mon fauteuil. J'ai senti la fumée. J'ai entendu des gens crier au feu au feu! Je suis sorti au plus vite. Comme plusieurs, je n'étais pas trop habillée. Certains sont sortis nus pieds.»

À l'arrivée des pompiers, vers 22h30, les flammes étaient apparentes sur un balcon du 3e étage de l'immeuble. Elles ont longé le mur extérieur pour se propager à l'entretoit. Le travail des pompiers s'est concentré sur le toit afin de réaliser les trouées pour ventiler l'immeuble et en abaisser la température interne. Le feu a été maîtrisé autour de 2 h dans la nuit de lundi à mardi.

Les dommages étaient évalués mardi après-midi à 1'5 millions $. On les avait estimés sommairement à 300 000 $, puis à un demi-million $ en mi-journée.

Les dommages au bâtiment se concentrent principalement au toit et au troisième étage de l'immeuble. Ils ont été causés principalement par l'eau utilisée pour éteindre l'incendie. Une enquête a été ouverte pour déterminer la cause exacte du sinistre. La cause est accidentelle et on n'écarte pas la possibilité d'une cigarette mal éteinte soit à l'origine du sinistre, mentionne le chef Daniel Gingras.

«Nous devons rencontrer des témoins, souligne-t-il. Quand il vente fort, il se peut qu'une cigarette qu'on croit bien éteinte prenne en feu.»

«Elle a été très gentille. Je veux la remercier.»


Les sinistrés ont été pris en charge par la Croix-Rouge. Mme Benoit tient à souligner les efforts faits par les secouristes. Aussi par une voisine qui demeure en face de l'immeuble incendié. «Je ne lui ai pas demandé son nom, mais elle est venue donner des bas et des vêtements aux gens évacués. Elle a aussi apporté du café.»

«Elle a été très gentille. Je veux la remercier», lance la dame, approuvée par sa soeur.

Mardi après-midi, les locataires ont pu retourner dans leur logement histoire de prendre des effets personnels et leurs animaux de compagnie. «Nous, on a pu sortir nos deux chats à temps, raconte Jimmy Mathieu. Nous avons eu peur pour les bêtes.»

«Notre appartement n'a pas été trop touché. Un peu de fumée et de l'eau sur la table. Heureusement, nous sommes assurés», déclare ce locataire de l'endroit depuis deux ans. «Nous avons vérifié avec notre compagnie d'assurance.»

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