La policier Lebel jure ne pas avoir voulu quitter les lieux

Éric Lebel... (Imacom, Jessica Garneau)

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Éric Lebel

Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) « Pour moi, c'était une évidence que j'avais déplacé mon véhicule par mesure de sécurité. »

Le sergent Éric Lebel du Service de police de Sherbrooke, qui subit son procès pour délit de fuite et de conduite avec les facultés affaiblies, jure qu'il n'a jamais voulu quitter les lieux de l'accident avec une niveleuse dans laquelle il a été impliqué en mars 2014. 

Ce dernier revenait d'une soirée passée au bar la Cachette des sportifs lorsque son véhicule a heurté une niveleuse sur la rue Galt Ouest à l'intersection de la rue Letendre vers 1 h 50 dans la nuit du 14 mars 2014 alors que, selon son témoigne, la visibilité était nulle. 

« J'ai frappé la déneigeuse à environ 20 km/h avec mon côté droit. C'était dangereux de rester à cet endroit, alors par réflexe j'ai déplacé mon véhicule de façon à être visible pour tout le monde pour éviter de causer d'autres problèmes. Je n'ai jamais voulu quitter les lieux de l'accident. C'est un réflexe que nous avons comme policier de déplacer les véhicules vers un endroit sécuritaire lors d'un accident», jure Éric Lebel. Un employé de la Ville de Sherbrooke l'a interpellé à la suite de l'accident. 

« Je lui ai dit que je savais ce que j'avais à faire parce que je travaillais pour la police. À partir de ce moment, l'attitude de l'employé municipal a changé. Il est devenu plus arrogant. Il m'a dit qu'ils étaient dix témoins à m'avoir vu, que j'étais dans la police et qu'ils allaient me mettre dans la marde », prétend Éric Lebel. 

Les patrouilleurs du SPS sont arrivés sur place à la suite de l'appel des employés municipaux sur les lieux de l'accident. Le sergent Éric Labrecque a fait passer l'Appareil de détection approuvé (ADA) pour l'alcool à son confrère Lebel.

Ce dernier témoigne avoir consommé deux verres de bière en fût de 20 onces et un shooter au cours de sa soirée. « Le résultat était WARN écrit en rouge. Il me l'a montré. Il m'a dit Éric, fais-moi plus jamais cela. Je suis allé chercher mes clés dans mon véhicule, puis le sergent Labrecque a demandé aux patrouilleurs de venir me reconduire chez moi », a témoigné Éric Lebel. 

L'officier en charge la nuit des événements, le lieutenant Daniel Savard a expliqué lors de son témoignage que le résultat WARN correspond à un résultat entre 0,05 et 0,10 mg d'alcool par 100 ml de sang, alors que la limite légale est de 0,08, donc pas assez pour procéder à une arrestation. « Avec un tel résultat, nous en sommes encore à l'état des soupçons et nous ne pouvons procéder à une arrestation légale.

Lors d'un résultat WARN nous suggérons aux gens de ne pas prendre leur véhicule. Il se peut que nous reconduisions les gens à leur domicile ou leur appelions au taxi », a témoigné le lieutenant Savard qui assure avoir pris toutes les mesures de transparence au cours de cette intervention impliquant un confrère du SPS. 

L'avocat de la défense Me Alexandre Tardif  a commencé sa plaidoirie à la suite du témoignage de son client. Me Nicolas Rochon pour le ministère public devrait présenter ses arguments à la suite de Me Tardif lors de ce procès qui devrait se conclure aujourd'hui devant le juge Serge Champoux de la Cour du Québec.

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