Collisions avec des autos de police: le conducteur comparaît de son lit d'hôpital

Éric Ferland a provoqué des collisions avec au... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

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Éric Ferland a provoqué des collisions avec au moins cinq voitures de police dans la nuit de samedi à dimanche.

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Éric Ferland a comparu à partir de son lit d'hôpital, lundi après-midi afin de faire face à un chef d'accusation de bris de condition.

Il sera de retour devant la Cour au cours des prochains jours afin, cette fois, d'être inculpé pour voies de fait armées, méfaits de plus de 5000 $ et bris de probation pour avoir provoqué des accidents avec au moins cinq voitures de police, dans la nuit de samedi à dimanche, dans le stationnement du poste de police de Plessisville, dans la MRC de l'Érable.

Appelé à se prononcer sur ce qui a pu pousser son client a provoquer un derby de démolition avec les véhicules des forces de l'ordre, l'avocat de Ferland, Me Denis Lavigne, suggère qu'il puisse avoir été en proie à un délire paranoïde. « Il a voulu régler ses problèmes avec les policiers. Il était convaincu qu'il se faisait suivre par eux. Ce ne serait pas la première fois qu'il est victime d'une chose comme celle-là, en 2013, il faisait le tour de sa maison armé d'un bâton de baseball étant certain que quelqu'un s'y cachait », a tenté d'expliquer le criminaliste.

Ce n'est pas la première fois que Ferland a affaire avec la justice non plus, son dossier criminel est truffé d'une série d'accusations de voies de fait, de menaces et de vols. Il a même été condamné à une peine d'emprisonnement pour vol qualifié il y a plusieurs années.

Les partis ont convenu d'envoyer l'accusé à l'hôpital Sainte-Thérèse de Shawinigan afin qu'il y soit détenu et qu'il subisse une évaluation psychiatrique, laquelle déterminera de son état mental au moment de l'incident et, du coup, de sa responsabilité criminelle dans cette affaire.

Blessé à un bras

C'est l'ancienne conjointe d'Éric Ferland qui, constatant la disparition de son Hummer, a communiqué avec les policiers afin de les informer de ses intentions de saccager la propriété de la Sûreté du Québec. À l'arrivée des patrouilleurs, l'accusé a provoqué une violente collision frontale, endommageant sérieusement l'autopatrouille.

Les policiers sont alors sortis du véhicule et, constatant que le suspect fonçait sur eux, ils ont tiré en sa direction, l'atteignant à un bras.

« Il a reçu une balle dans le bras en tentant de se protéger la tête, suggère Me Lavigne. Il a dû être opéré et est toujours branché au moment où on se parle ».

Éric Ferland sera de retour au palais de justice de Victoriaville le 27 avril, mais on ne s'attend pas à ce que le rapport psychiatrique soit prêt à cette date.

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