Enlèvement et séquestration: une Drummondvilloise a vécu l'horreur

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Dave Riopel

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Magalie St-Jacques a vécu l'enfer pendant 48 heures du 3 au 5 mars dernier. Enlevée à son domicile de Drummondville, elle a été battue et humiliée avant d'être abandonnée à Montréal. Quatre de ses six présumés agresseurs ont admis leur culpabilité, lundi matin au palais de justice de Drummondville.

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Kathy Métivier

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Selon ce qui a été mis en preuve, quatre des six accusés se sont présentés au domicile de la victime croyant qu'elle les avait dénoncés relativement à une altercation qui avait eu lieu plus tôt dans l'appartement d'en face. Ils ont fait irruption dans son logement et l'ont forcé à exécuter diverses tâches, dont des travaux ménagers afin de l'humilier.

Le groupe l'a ensuite conduit de force au domicile de Dave Riopel et Kathy Métivier. C'est à cet endroit que les sévices se sont aggravés. Mme St-Jacques a été frappée à plusieurs reprises à l'aide d'une tige d'acier et d'une planche de bois sur laquelle on avait planté un clou. Elle a reçu plusieurs coups dans la région du dos et des cotes.

Au cours de l'événement, elle a également été blessée au visage au moyen d'un clavier d'ordinateur. Les accusés l'ont forcé à ramasser son propre sang au sol. Pendant tout le temps où elle a été séquestrée, on l'a maintenu éveillée et on lui a servi de la nourriture pour animaux en guise de repas. Les sévices ont duré pendant deux jours.

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Mickael St-Arnaud

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Le 5 mars, les malfaiteurs ont mis la jeune St-Jacques dans le coffre d'une voiture et l'ont conduite jusqu'à Montréal, chez un proxénète. Constatant l'état de la victime, le responsable de l'agence d'escorte a informé les suspects qu'il ne pouvait pas l'utiliser.

Elle a ensuite été conduite chez un autre individu, un prénommé Maxime, qui a choisi de la libérer en la laissant dans une station de métro. À cet endroit, la victime a pu appeler des proches et communiquer avec les forces de l'ordre.

Ce sont les policiers de la SPVM qui ont initié l'enquête.

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Marilyn Massé 

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Représentations sur sentence en mai

Dave Riopel, Kathy Métivier, Mickael St-Arnaud et Marilyn Massé ont reconnu leur culpabilité dans cette affaire. Ils ont plaidé coupable à des accusations d'enlèvement, de séquestration, de voies de fait armées, de voies de fait causant des lésions et de vol.

« Ils ont reconnu leur responsabilité dans cette affaire dès le début, confirme l'avocat des quatre individus, Jasmin Laperle. Reste à définir leur implication dans cette affaire. En ce qui me concerne, il s'agit d'une aventure commune au cours de laquelle ils ont été influencés et ont pris de mauvaises décisions. Il y a même de mes clients qui sont intervenus parce que ça allait trop loin ».

Le Tribunal a demandé à ce que l'on confectionne un rapport pré-sententiel afin de bien évaluer dans quelles circonstances ces gestes ont été posés et quel est la situation psychologique des accusés. Les partis se retrouveront devant la Cour le 22 mai pour les représentations sur sentence. Les accusés ont été remis en liberté jusqu'à ce qu'on détermine leur peine.

« À cette date on sera en mesure de préciser l'implication de chacun des individus, de déterminer qui a porté les coups », indique la procureure de la Couronne Me Marie-Ève Patry.

Selon la poursuite, c'est Marie Roch qui serait la tête dirigeante de cette affaire et Dany DiFabio aurait également été impliqué de façon importante. Ces derniers n'ont pas plaidé coupable lors de leur dernier passage au palais de justice de Drummondville.

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