Drame de St-Albert: l'enfant aurait demandé à sortir du tracteur

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Yanick Poisson
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(SAINT-ALBERT) Les gens de la communauté de Saint-Albert étaient encore sous le choc, lundi, au lendemain de l'accident qui a coûté la vie du petit Éloi Fleury, âgé d'à peine quatre ans.

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Éloi Fleury

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Les prochaines semaines s'annoncent difficiles pour la petite famille de Sainte-Élizabeth-de-Warwick, mais ils pourront compter sur l'appui des gens de la région.

«Je pense qu'il y aura des gens pour leur venir en aide. On est tous affectés par cette nouvelle», affirme Lise Bernier, serveuse au Resto chez Lucky, l'un des principaux lieux de rassemblement de la localité.

Jimmy Malo est un ami de longue date de David Fleury, le père de la petite victime. Il avait peine à croire ce qui venait de se produire lorsqu'il a appris la nouvelle, dimanche en fin de soirée. Il a mis un moment à se rendre à l'évidence du drame qui venait de se produire pas si loin de chez lui. Il laissera à la famille le temps de se remettre de ses émotions avant d'offrir à son tour du réconfort.

«C'est difficile à vivre pour nous aussi, on est sans mot. J'ai hâte de leur parler, c'est sûr. Je crois qu'ils vivront d'abord ça en famille, mais c'est sûr que je serai là pour eux, peut-être après les funérailles dit-il. Ce ne sera pas facile, mais je lui souhaite du courage. Il a encore deux beaux enfants qui auront besoin de lui. La vie ne s'arrête pas là.»

Un accident qui fait réfléchir

L'accident de la famille Fleury aura de quoi faire réfléchir les propriétaires et employés des fermes environnantes. M. Malo amène souvent ses enfants à la ferme et il ne cache pas qu'il redoublera de vigilance lors de ses prochaines visites.

«Je n'amènerai plus mes enfants si leur mère n'est pas là pour les surveiller. Encore hier, mon plus jeune était avec moi. Lorsqu'il est dans le tracteur, il n'y a pas de problème, c'est lorsqu'il n'y est pas que c'est dangereux. En plus de la machinerie, il y a des animaux de 2000 à 3000 livres. Il faut toujours savoir où ils sont. L'agriculture, c'est dangereux», statue-t-il.

Encore lundi, nombre d'experts de la Sûreté du Québec étaient présents à la ferme Misyan du Grand rang 6 à Saint-Albert afin d'élucider la scène d'accident et de mener une expertise sur le tracteur utilisé lors de la mort du garçon. L'aide du coroner a aussi été demandée.

Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, l'enfant était à bord du véhicule conduit par son père et aurait demandé de descendre afin d'aller jouer avec sa soeur et ses cousins. À un certain moment, il aurait rebroussé chemin pour récupérer des gants qu'il avait laissés dans le traceur. C'est à l'instant où il est passé devant la souffleuse que son père l'a mise en marche.

«Il était censé être dans le garage», tente d'expliquer Mme Bernier, précisant que ce n'était pas la première fois qu'il accompagnait son père pour le déneigement.

M. Fleury était en visite chez son beau-frère et avait cru bon lui donner un coup de pouce en déneigeant son entrée pendant qu'il se rendait à l'étable pour aller faire le train. Le drame est survenu peu après 17 h.

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