Actes indécents dans des parcs : surveillance à Sherbrooke

Le Service de police de Sherbrooke (SPS) doit aussi exercer une surveillance de... (Archives La Tribune, Julien Chamberland)

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(SHERBROOKE) Le Service de police de Sherbrooke (SPS) doit aussi exercer une surveillance de parcs reconnus pour attirer des personnes s'adonnant à des gestes déplacés, comme ceux commis par l'animateur Joël Legendre à Longueuil l'automne dernier.

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Joël Legendre

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Selon René Dubreuil, porte-parole du SPS, deux secteurs font régulièrement l'objet d'intérêt de la part des patrouilleurs, soit le parc Victoria, dans l'arrondissement de Fleurimont, et celui connu sous le nom de «barrage Paré», dans l'arrondissement du Mont-Bellevue.

«Ça se passe surtout l'été, dit-il. Nous devons nous y rendre régulièrement.»

«Ce qui arrive souvent, c'est que lorsque nous exerçons une plus forte surveillance, les gens vont ailleurs. Ça déplace le mal.»

Jeudi, Joël Legendre a suspendu toutes ses activités pour une durée indéterminée. L'automne dernier, l'artiste a été surpris par un policier alors qu'il se masturbait dans un parc de Longueuil.

Rappelons que le cauchemar a commencé au début de la semaine, lorsque le Journal de Montréal a révélé que M. Legendre avait plaidé coupable à un constat d'infraction et payé une amende de 438 $ pour avoir commis un acte d'indécence au parc Marie-Victorin, à Longueuil.

«Forêt de la luxure»

L'été dernier, La Tribune avait démontré que le boisé du parc du Barrage servait de «forêt de la luxure». On peut y voir des

sentiers étroits dont le sol est jonché de condoms, emballages et mouchoirs. Dans la forêt, quelques hommes ont été vus errant lentement, s'observant les uns les autres. Le reportage a permis de confirmer que le parc du Barrage constitue encore le repère d'hommes homosexuels en quête de plaisir.

«Ils devraient trouver un autre endroit comme des saunas pour faire leurs affaires...»


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René Dubreuil

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Il y a quelques années, les autorités avaient dû intervenir pour faire fermer la «halte des plaisirs», nom donné à l'aire de services Catherine-Day le long de l'autoroute 10 à la hauteur de Saint-Élie.

Sans excuser le geste, René Dubreuil fait remarquer que les personnes appréhendées dans les parcs sherbrookois ne s'adonnent pas nécessairement à de l'exhibitionnisme. «Ils font cela en retrait. Pas directement devant les enfants. Pas devant tout le monde.»

«On ne peut pas dire non plus qu'ils sont tous des prédateurs sexuels. Mais disons qu'ils devraient trouver un autre endroit comme des saunas pour faire leurs affaires...»

M. Dubreuil ajoute qu'il est quand même rare que des accusations au criminel soient déposées. Les contraventions relèvent du règlement municipal, comme par exemple de s'être montré nu dans un endroit public.

L'agent ne disposait pas de chiffres sur le nombre de contraventions distribuées pour ce type d'infraction.

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