Trépanier-Beaulieu demande la clémence

Benjamin Trépanier-Beaulieu... (IMACOM, Maxime Picard)

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Benjamin Trépanier-Beaulieu

IMACOM, Maxime Picard

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Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Benjamin Trépanier-Beaulieu a profité de l'occasion que lui a offert le juge Érick Vanchestein vendredi pour demander au tribunal de lui accorder «une chance de (se) réhabiliter».

L'agent des services correctionnels au centre de détention de Sherbrooke a été trouvé coupable le 11 novembre dernier d'agression sexuelle et de séquestration sur une jeune femme qu'il avait connue par le biais des réseaux sociaux.

Les gestes ont été commis durant la soirée du 17 avril 2013 au domicile de l'inculpé; d'abord dans le spa, puis dans la chambre à coucher de ce dernier. Des photos montrant des ecchymoses à un sein et aux cuisses de la victime ont été déposées lors du procès.

Après avoir entendu les observations des avocats sur la peine à imposer, vendredi, le juge Vanchestein a demandé à l'inculpé (assis dans l'assistance avec ses parents) s'il voulait s'avancer afin de dire «un dernier mot» avant que le tribunal ne prenne sa cause en délibéré.

L'homme de 28 ans a accepté, en exprimant d'abord ses regrets envers la victime, puis en disant au juge qu'il avait le sentiment d'avoir «purgé une partie» de sa peine depuis sa mise en accusation : «J'ai perdu mon emploi au centre de détention, a-t-il dit, j'ai perdu ma copine qui étudie en techniques policières et qui ne voulait pas vivre ça... Je veux vous dire que si vous me donnez la chance de me réhabiliter, je vais la saisir à tout moment», a-t-il plaidé.

Son avocate, Me Mia Manocchio, a suggéré au juge Vanchestein d'imposer à son client une peine d'emprisonnement de 90 jours devant être purgée de façon discontinue, étant donné que son client n'a pas d'antécédents judiciaires et qu'il est déterminé à se réhabiliter.

Le ministère public, représenté par Me André Campagna, préconise plutôt une peine de détention ferme de 18 mois, notamment dû au fait que l'inculpé occupait un emploi au sein du système correctionnel.

«Un agent de service correctionnel n'est pas là pour mettre ou enlever des menottes ou pour ouvrir et fermer les portes. Il est là pour aider les gens à se réinsérer et il sait ce qu'il ne faut pas faire pour aller en prison. Il a étudié là-dedans un certain temps et il le savait. C'est un facteur aggravant dont le juge devrait tenir compte», a fait valoir Me Campagna.

Le prononcé de la sentence a été fixé au 1er mai.

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