Disparition de Réal Bergeron: «Mon père n'aime pas défier le danger»

Des plongeurs ont fouillé la rivière Saint-François jeudi... (Imacom, Frédéric Côté)

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Des plongeurs ont fouillé la rivière Saint-François jeudi afin de retrouver Réal Bergeron.

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) « Mon père n'aime pas défier le danger. Ce qu'il trouve le plus beau à Sherbrooke, c'est le bord de la rivière Saint-François. »

La fille unique de Réal Bergeron, ce Sherbrookois dont on est sans nouvelles depuis dimanche, croit que son père a voulu s'adonner à son passe-temps favori cette journée-là, soit de marcher sur les berges du centre-ville et côtoyer la nature.

Selon Gabrielle Léa Tardif, l'homme de 62 ans connaissait bien le secteur. « Il y va depuis 20 ans. Il y prend des photos des oiseaux et du paysage », affirme-t-elle à La Tribune.

« S'il a marché sur la glace, il n'a pas marché loin. Mon père connait bien le coin. C'est un grand marcheur, mais pas quelqu'un de téméraire. »

Les recherches ont repris, jeudi avant-midi dans la rivière Saint-François, au centre-ville de Sherbrooke, afin de retrouver M. Bergeron. Des plongeurs de la Sûreté du Québec (SQ) ont été demandés afin de fouiller un secteur où il y avait une crevasse assez importante pour qu'un humain puisse y tomber.

Le site de recherche est accidenté. Les plongeurs reçoivent l'aide des pompiers et des policiers de Sherbrooke. On a dû creuser une tranchée dans la glace pour procéder aux recherches sous-marines.

Le courant est fort à cette hauteur de la Saint-François.

Mercredi, un hélicoptère de la SQ s'était joint aux équipes de recherche sur le terrain. C'est du haut des airs qu'on a vu voir la faille.

« Nous voulons savoir si la crevasse a été causée par quelqu'un qui s'est enfoncé sous la glace ou si elle a été formée de façon naturelle », explique Martin Carrier, porte-parole du Service de police de la Ville de Sherbrooke (SPS).

Rappelons que M. Bergeron est parti faire une randonnée dimanche sur les berges de la rivière Saint-François, au centre-ville.

Les recherches faites mardi avaient permis d'apercevoir des traces de raquettes dans le secteur où l'homme a l'habitude de faire des randonnées.

Un homme correspondant à la description de Réal Bergeron avait été aperçu dimanche après-midi sur la glace de la rivière, au centre-ville de Sherbrooke.

En parallèle

L'équipe d'enquête du SPS mène aussi des recherches en parallèle. On veut savoir si, par exemple, des transactions ont été effectuées depuis la disparition du Sherbrookois dans ses comptes bancaires.

« Nous avons été vérifier dans son appartement. Tout est négatif », ajoute M. Carrier.

Mme Tardif vit des heures difficiles depuis la disparition de son père. Cette mère d'un enfant de huit ans avoue être sous le choc.

Elle remercie tous les gens qui ont voulu lui venir en aide ainsi que les secouristes.

Réal Bergeron avait passé une partie de la journée de la Saint-Valentin avec sa fille et son conjoint ainsi que son unique petit-fils Edgar.

Les nouvelles ne sont pas bonnes, admet-elle. « Est-ce qu'il a été attiré par quelque chose en marchant sur les berges? se demande-t-elle. Les hypothèses sont multiples. Il y a beaucoup de courant dans ce secteur, à ce qu'on me dit... mon père avait des raquettes. Ça n'aide pas. »

« Nous n'avons pas d'indices qui nous mènerait ailleurs qu'à la rivière. Mon père n'a pas d'auto. Il ne peut pas être parti bien loin. »

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