Elle donne 3000$ avant de réaliser qu'il s'agissait d'une fraude

Des fraudeurs trop gourmands ont permis à une Magogoise d'une cinquantaine... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) Des fraudeurs trop gourmands ont permis à une Magogoise d'une cinquantaine d'années de réaliser qu'elle était victime de fraude depuis plusieurs semaines.

Ayant déjà englouti plus de 3000 $ pour aider un individu qui se disait en difficulté en Afrique, la dame a versé plusieurs sommes de quelques centaines de dollars à divers moments par transfert de fonds.

«À un certain moment, l'individu lui a dit qu'elle était victime de fraude. Pour se sortir de cette impasse, elle devait verser 4000 $, envoyer une photo ainsi que des pièces d'identité. C'est à ce moment qu'elle est venue nous voir pour que l'on puisse l'aider», explique le porte-parole de la Régie de police Memphrémagog (RPM), Paul Tear.

C'est en discutant avec les enquêteurs de la RPM que la femme a réalisé qu'elle était victime de fraude.

«Ce sont les policiers qui lu ont fait réaliser que la personne qui disait qu'elle était victime de fraude était lui-même un fraudeur», mentionne le constable Tear.

Cette affaire a commencé l'automne 2014, alors que la dame est entrée en contact avec un individu sur le site de rencontre Badoo. Les deux personnes ont discuté à de nombreuses reprises sur Skype.

«Après avoir gagné la confiance de la dame, le fraudeur a commencé à lui parler de ses problèmes financiers. Elle lui faisait parvenir des montants variant de 300 $ à 500 $. Le fraudeur lui a demandé un montant de 4000 $ pour faire en sorte que Interpol puisse suivre le prétendu suspect. La dame demeurait convaincue que tout était vrai», explique Paul Tear de la Régie de police Memphrémagog.

La Régie de police Memohrémagog a ouvert une enquête à la suite de cette plainte. Des vérifications sont faites pour retrouver l'adresse IP du suspect.

«Nous allons tenter de remonter jusqu'à ce suspect, mais habituellement il est difficile de les retrouver. Nous vérifions aussi auprès de l'agence de transfert de fonds s'il ne serait pas possible de faire de la prévention en amont afin de s'assurer que les gens qui envoient des montants vers certains pays où il a davantage de cas de fraude connaissent le destinataire», mentionne le porte-parole de la Régie de police Memphrémagog.

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