Procès Pinard : tout dépendra de la crédibilité accordée à l'accusé

Le sort de Richard Pinard et de sa victime alléguée sera déterminé en fonction... (Archives, La Tribune)

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(Sherbrooke) Le sort de Richard Pinard et de sa victime alléguée sera déterminé en fonction de la crédibilité que le tribunal accorde à l'homme de 47 ans qui est accusé d'enlèvement, de séquestration et d'agression sexuelle.

Détenu depuis les événements qui seraient survenus dans la nuit du 28 au 29 novembre 2014, Pinard subissait cette semaine son procès devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Richard Pinard a été le dernier témoin entendu vendredi à ce procès qui a duré quatre jours.

L'accusé est venu offrir au tribunal sa version des événements où il aurait agressé sexuellement lors d'une séquestration une serveuse d'un bar de l'ouest de Sherbrooke qu'il avait rencontrée dans la soirée.

Richard Pinard a raconté que c'est la plaignante qui aurait demandé d'aller se promener dans son véhicule.

« Elle m'a demandé d'arrêter sur la rue Champlain. On s'est détachés puis elle est embarquée sur moi. On s'est embrassés. À un moment donné, elle m'a demandé si j'avais quelque chose à sniffer (sic). J'ai dit non, puis c'est là qu'elle s'est fâchée, puis qu'elle est tombée dans le fond du char », a témoigné Pinard.

Selon la version de l'accusé, la plaignante aurait paniqué et répété à Richard Pinard de la lâcher jusqu'à en être hystérique et avoir de la difficulté à respirer.

« Ici, aujourd'hui, je vous donne la vraie version de ce qui s'est passé. Peut-être que pour vous ce n'est pas crédible », a mentionné Pinard à la juge au cours de son récit avant d'éclater en sanglots.

Richard Pinard aurait offert à la plaignante d'aller la reconduire sur les lieux de son travail. Cette dernière serait alors sortie du véhicule alors qu'il était en marche.

« Je ne la voyais plus. J'ai trouvé ça spécial et bizarre. Je n'ai pas débarqué de mon véhicule parce que je ne la voyais plus. Je suis retourné chez moi », a témoigné Richard Pinard.

L'appel 9-1-1 effectué par la plaignante lors de cette soirée a été déposé en preuve plus tôt dans le procès expliquant la suite des événements.

La victime alléguée est allée cogner chez un citoyen de la rue Champlain en affirmant s'être fait agresser par l'accusé dans le véhicule.

Dans son témoignage Richard Pinard a expliqué au tribunal qu'il avait parlé avec la plaignante à de nombreuses reprises au cours de la soirée allant même jusqu'à l'embrasser à l'intérieur du bar.

Son avocat Me Marc-André Champagne a fait une démonstration de la version de Pinard à l'intérieur du bar avec les images captées par la caméra de surveillance de l'établissement pour corroborer le récit de cette partie de la soirée survenu avant les événements en litige.

Après les plaidoiries de Me Marc-André Champagne de l'aide juridique en défense et du procureur aux poursuites criminelles Me André Campagna, la juge Hélène Fabi a pris la cause en délibéré.

Elle rendra son verdict le 7 avril prochain.

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